Cameroun : La Suisse met la pression sur Paul Biya à son tour pour le Terminal à conteneurs de Douala

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Après le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, c’est au tour de l’ambassadeur de Suisse au Cameroun d’aller faire pression sur Paul Biya pour la conquête de la concession du Terminal à conteneurs du port de Douala-Bonabéri.

La lettre que le secrétaire général de la présidence de la République (Sg/Pr) Ferdinand Ngoh Ngoh a adressée au directeur général (Dg) du port autonome de Douala (Pad) Cyrus Ngo’o à la suite  – selon certains observateurs – de la pression que la France a faite sur le Cameroun via son ministre des Affaires étrangères, n’a pas encore fini de faire couler encre et salive, que la partie suisse, qui a intérêt dans « cette affaire » de concession du terminal à conteneurs du port de Douala-Bonabéri assure la réplique.

En effet, l’ambassadeur de la confédération helvétique a été reçu ce jour par le président de la République Paul Biya. Piétro Lazeri transportait une lettre que son président, Ueli Maurer a écrite à son homologue camerounais. Pendant une heure d’audience au Palais de l’Unité, si l’on en croit le reportage de la Crtv – radio, les deux hommes ont abordé les questions de coopération entre leurs pays. Notamment les questions politiques pour lesquelles le diplomate helvétique n’a pas manqué de rappeler le caractère de neutralité reconnu à son pays. Concernant par exemple la crise anglophone, Piétro Lazeri a parlé de la recherche des solutions négociées avec le consentement des parties, pour le bien des populations.

Sur le plan économique, il a parlé de l’engagement des entreprises suisses au Cameroun. Même si le reporter a évoqué au passage la « question » du Terminal à conteneurs du port de Douala-Bonabéri, il est sans nul doute que le sujet devait être le prétexte de cette missive que le président suisse a envoyée à Paul Biya.

En effet, les Suisses, qui viennent de voir l’une de leurs entreprises désignée adjudicataire provisoire du Terminal à conteneurs, mettant ainsi fin au contrat de Douala international terminal (DIT), une branche du groupe français Bolloré. Non seulement le processus a été attaqué en justice par le groupe Bolloré, mais, la semaine dernière, le chef de l’Etat a donné l’ordre de surseoir au processus de négociation du contrat avec l’entreprise suisse  Terminal Investment Limited (TIL) avant que la justice n’ait vidé le contentieux.

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