Cameroun : La succession d’Adamou Ndam Njoya est-elle ouverte à l’UDC ?

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Selon l’analyste politique et sociologue Serge Aimé Bikoï, l’an 29 de l’Union démocratique du Cameroun (UDC), parti de feu Adamou Ndam Njoya s’est déroulé dans une ambiance de « Coup d’Etat à la tête de cette formation politique » entre Sam Mbaka et Patricia Tomaïno Ndam Noya? Lisons plutôt cette analyse du « Don King »

L’Udc a célébré ses 29 ans dimanche, 26 avril 2020. Le Covid-19 s’est invité à la célébration du 29eme anniversaire de l’Udc obligeant les responsables politiques à une manifestation minimaliste à travers la tenue d’une conférence de presse à Foumban. Ces derniers jours, il y a un débat entretenu autour d’une fracture entre Mme Ndam Njoya et Cyrille Sam Mbaka au sujet de la gestion des instances dirigeantes du parti plus d’un mois après la mort de Adamou Ndam Njoya. Ce débat est évacué par le secrétariat national à la communication de l’Udc.

Joint au téléphone, Mongwat Ahidjo, secrétaire national à la communication de l’Udc, bat en brèche tout débat visant à opposer Cyrille Sam Mbaka, 1er vice-président national de l’Udc, à Patricia Tomaino Ndam Njoya, membre du bureau politique et, parallèlement, secrétaire national en charge des droits de l’homme dudit parti. Pour ce cadre de l’Udc, le 29eme anniversaire du parti de Adamou Ndam Njoya célébré a été présidé par le 2ème vice-président national, Christophe Ndeuhela, représentant ainsi Sam Mbaka, empêché pour des raisons de santé.

L’Udc a, depuis son existence, trois vice-présidents nationaux: Sam Mbaka; Christophe Ndeuhela et Tandja Tapaibo. Après le 40ème jour de la mort de Adamou Ndam Njoya, bien de situations se sont posées à l’intérieur du parti quant à la représentation au management du parti. Eu égard à cette situation de vide, après concertation avec la grande majorité des membres du conseil exécutif national, il fallait, en réalité, la convocation d’une réunion du Bureau politique. Question d’examiner cette situation marquée par une vacuité. Le 2ème vice-président national, C. Ndeuhela, a, pour ainsi dire, convoqué une assise, Sam Mbaka étant encore malade.

En jetant un regard holistique sur les textes de l’Udc, il n’y a aucune disposition pour poursuivre le mandat du président national jusqu’à son terme en cas de vacance. Et pour cause: en dehors du président national qui est élu durant la Convention nationale, tous les autres responsables sont nommés par ce chef du parti après son élection. Or, les textes prévoient que le président national peut mandater n’importe quel haut responsable pour représenter le parti (vice-président, élu, membre du bureau politique, etc.). Mais là, il n’y avait que le président national susceptible de le faire vu l’architecture textuelle du parti. Sur ces entrefaites, que faire ?

Bien d’options ont été envisagées:

  1. L’organisation d’une convention nationale extraordinaire dans un mois. Mais, il est avéré qu’il est, à l’heure actuelle, impossible de rassembler plus de 400 personnes à cause du Covid-19.
  2. La seconde option, d’après le secrétaire national à la communication du parti, devait consister en la tenue d’un conseil exécutif national extraordinaire. Là aussi, il n’est pas loisible de parvenir à la réalisation de cette logique, poursuit ce cadre du parti, tant cette assise regroupe environ 150 personnes. Au regard de l’impossibilité de tenir à ces deux options, c’est la 3ème option qui a été, in fine, choisie, à savoir celle de désigner un membre du Bureau politique pour conduire les affaires jusqu’à la prochaine Convention nationale en 2021. Pour Mongwat Ahidho, « compte tenu de plusieurs enjeux et défis de l’heure, Madame le maire de Foumban a été désignée pour assumer cette responsabilité ». Décision prise par l’ensemble des membres du Bureau politique.

La célébration de l’an 29 de l’Udc a donc donné lieu à un témoignage de Patricia Ndam Njoya sur la naissance, le 26 avril 1991,de l’Udc et la trajectoire parcourue par cette formation politique que l’ancien leader de L’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp), Samuel Eboua, qualifiait de « véritable laboratoire de l’opposition camerounaise. Cette célébration a été marquée par l’absence de Adamou Ndam Njoya, décédé le 7 mars 2020 des suites de maladie et inhumé à Foumban, son village natal, le 8 mars 2020.

Le Don King

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