Cameroun : La RTC en action au Terminal à conteneurs de Douala Cameroun

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La Régie créée par le Conseil d’administration du Port autonome de Douala, capitale économique du Cameroun est entrée en activité le 2 janvier dernier, actant le départ du Concessionnaire DIT du groupe Bolloré arrivé en fin de contrat le 31 décembre 2019.

La Régie du Terminal à conteneurs (RTC) créée par résolution du Conseil d’administration du Port Autonome de Douala (PAD) est effectivement entrée en service le 2 janvier dernier, en remplacement de Douala International Terminal (DIT), mettant ainsi fin à quinze années de gestion de cette entreprise de projet dont le Groupe Bolloré et APMT étaient des actionnaires majoritaires.

Selon des témoins sur place jeudi dernier, les activités ont été très visibles depuis le quai n°14 du port de Douala-Bonabéri où le portique n°2 battant pavillon PAD du Port autonome de Douala (PAD) et acquis en 2017 déployait son bras mécanique en direction du navire qui venait alors d’accoster. Question de procéder aux activités de débarquement au Terminal à conteneurs. Au bas de ses gigantesques tenailles, des camions pour transporter des conteneurs Il se saisit d’un conteneur, le tracte par-dessus bord et le dispose sur un camion en chargement. La manœuvre se répète, les camions se suivent. Et l’activité habituelle a repris sur le Terminal à conteneurs (TAC) du port de Douala, après la journée de repos observée le 1er janvier. Changement notable toutefois, l’opérateur n’est plus le même : le TAC est désormais exploité par la Régie du Terminal à conteneurs du port de Douala-Bonabéri (RTC), qui a pris le relais de Douala International Terminal (DIT), dont le contrat a pris fin le 31 décembre 2019.

A la place portuaire jeudi dernier aussi, le Top management du Port autonome de Douala (PAD). Notamment le président du conseil d’administration (Pca) Shey Jones Yembe et le Directeur général du PAD, Cyrus Ngo’o, pour s’assurer que tout se passe bien.

« Les choses se passent bien », a déclaré le DG du PAD, qui est allé galvaniser les employés de RTC. Cyrus Ngo’o a néanmoins déclaré à cette occasion que, « comme dans tout changement, il peut y avoir de petites choses à régler. L’essentiel est que vous soyez satisfaits de toutes les demandes que vous avez formulées à l’endroit de la RTC ».

Selon certains observateurs et en dépit des décisions que vient de prendre la justice (le 31 décembre 2019, le tribunal administratif de Douala a pris une décision suspendant l’ensemble des décisions prises par le conseil d’administration du PAD, notamment la création de la RTC), cette « posture protectionniste » du DG du PAD est saluée car, pour une bonne partie de l’opinion camerounaise l’image du groupe Bolloré est sérieusement écornée.

Incompétence

La dernière décision prise par le Tribunal administratif du Littoral à Douala ne semble pas convaincre les spécialistes du droit. Dans un post publié sur les réseaux sociaux et à lui attribué, Me Fojou Pierre Robert, dont la notoriété n’est pas à contester estime que « la présidente du Tribunal administratif du Littoral se méprend sur sa compétence en cette matière spécifique concernant les actes d’un conseil d’administration d’une société anonyme dont les actes ne peuvent être connus que des juridictions appliquant les dispositions de l’acte uniforme sur les sociétés commerciales et les groupements d’intérêt économique ! Il y a une interférence du juge administratif dans les actes d’administration d’une société commerciale…

Par ailleurs, un contrat arrivé à son terme ne saurait voir son cours être prorogé par un acte du juge administratif fondé sur un éventuel recours lié au processus d’attribution par appel d’offre de la concession … Car, en attendant les suites du recours administratif, le contrat ayant pris fin, c’est à bon droit que dans l’attente de la décision définitive du juge administratif que la société commerciale prend des actes conservatoires pour la poursuite des activités en attendant éventuellement un nouvel appel d’offres et la sélection du futur concessionnaire ! Je suis écœuré face à cette ordonnance insensée », aurait écrit  Me Fojou Pierre Robert.

Le Top Management du PAD a également rencontré le directeur général des Douanes camerounaises, Edwin Fongod Nuvaga, qui l’a rassuré en ce qui concerne les activités de déclarations douanières : « Pour l’instant, au niveau de l’informatique, ça va. « Les premières déclarations se sont passées de manière fluide », a confié Edwin Fongod Nuvaga sur les colonnes de Cameroon tribune.

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