Cameroun : La Commission de discipline du Rdpc et le cas Tatiana Biloa

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La commission ad hoc de discipline du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) présidée par Peter Mafany Musongue a rendu sa copie la semaine dernière sous la prestigieuse signature de Paul Biya, le président national du Rdpc.

Par La Nouvelle

De tous les militants qui ont été sanctionnés, le cas particulier de Mme Biloa Tatiana épouse Alougou qui a écopé de 12 mois fermes de suspension, nous intéresse à plus d’un titre. D’abord parce que, jeune, elle est la présidente de la section Rdpc dans la Mefou et Akono Ouest à Ngoumou, chef-lieu du département de la Mefou et Akono. Ensuite, parce qu’après ce verdict, sa réaction sur les réseaux sociaux confirme qu’elle est la vraie indisciplinée dans la Mefou et Akono Ouest.

Fait à peine croyable : empêtrée par une impopularité collante, Tatiana Biloa, fraichement frappée par une suspension de 12 mois par la commission ad hoc de discipline du Rdpc, s’est aussitôt fendue d’une réaction au vitriol pour tancer vertement le sénateur Laurent Nkodo, avec le tranchant qu’on connait d’elle. Ceci dans un de ses accès de colère mal contenus dont elle a seule le secret. Confirmant à l’occasion son insolence légendaire murmurée en petits comités à Ngoumou.

Une insolence que les haruspices de la morale et de la bonne conduite ont aussitôt commencé à interpréter autrement pour interroger les fondements de son éducation. Mais, c’est déjà bien suffisant pour donner aux analystes quelques précieux indices afin de mieux cerner ce personnage mû par ce côté monarque absolu qui horripile tant l’élite politique du département de la Mefou et Akono. Alors question : pourquoi cette jeune femme qui n’est jamais avare d’une boule puante au-dessus de laquelle n’émergent que la condescendance, la haine, le mépris et l’invective (comme on va le lire ci-dessous) s’obstine-t-elle suicidairement à ne plus quitter sa politique buissonnière où elle n’aura que trop gaspillé son énergie dans des combats inutiles ?

A défaut d’avoir une réponse à cette lancinante question, comme si cette obstination constitue l’unique boussole pour faire de la politique, on observe que même après le verdict de la commission de discipline, elle

va encore s’offrir un autre tour de valse du scalp, un couteau acéré branlant à la main droite, pour augmenter la férocité de son attaque contre le sénateur Laurent Nkodo, ouvertement indexé comme la source

de ses malheurs à Ngoumou. Tenez !

« (…) je m’en voudrais de ne pas dire ce qui me vient du fond du cœur, à l’instigateur principal de toute cette mascarade depuis 2015 qui est le sénateur Laurent Nkodo que Ngoumou nous appartient à tous et nous serons toujours jusqu’à la mort », hurle-t-elle à travers ces propos qui confirment à souhait le côté impétueux et fou fou de la présidente de sa section Rdpc dans la Mefou et Akono Ouest. Avant d’ajouter, pince-sans-rire : « Vous avez usé de tout pour me détruire utilisant vos liens familiaux avec certains membres du gouvernement (sic) en insistant sur ce que ma carrière professionnelle prenne un coup. Vous avez réussi (sic), mais je ne suis pas morte. Toujours dans votre désir ardent d’être le seul maître à Ngoumou, vous avez continuez (sic) cette fois-ci avec ma carrière politique en détruisant mon image et mes actions auprès de toutes les instances dirigeantes du partie (sic) en faisant écrire par votre épouse, la présidente de section Ofrdpc que j’ai toujours soutenue, des correspondances m’accablant.

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