Cameroun – Kumba: François Bikoro Oba et ‘’le temps de savoir s’arrêter’’

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Je suis, comme tout citoyen normal, écœuré par la dernière actualité dans la crise sécuritaire en cours qui affecte les populations des régions du Nord-ouest et du Sud-Ouest.

Et comme tous les esprits  bienveillants je condamne avec la plus grande fermeté l’acte criminel, un de trop,  et ignoble perpétré par des individus déjà inhibés par une sorte d’ankylose psychosomatique aigu . Le même émoi que nous font subir depuis des années la nébuleuse Boko Haram dans le septentrion et des bandes armées venant de la RCA sur notre flanc Est. Mais au-delà de ces postures, somme toute émotionnelles,  c’est avec la même froideur que je ne peux m’empêcher de se réjouir de la tournure que prennent les événements  depuis quelques mois ,en relation avec cette crise.

En effet, le nouveau modus operandi, qui consiste à poser des actes sporadiques visant une réaction de l’opinion, peut tout aussi être un motif de se réjouir du travail abattu par  os forces de défense et de sécurité sur le terrain. Et de l’impact  notoire et visible de la tenue du grand Dialogue National. Notamment une volonté perceptible pour un retour progressif à la normale, grâce à une collaboration  certes timide, de la population. Et à posteriori à la suite des efforts conjugués des forces vives de la nation, visant le même objectif : la sortie définitive et durable de la crise.

Traqués et forcés à quitter la forêt par l’armée  camerounaise, sources de  vivres et de ravitaillement coupées ou amoindries, les criminels toute obédience confondue ont décidé de derniers soubresauts. Question certainement de faire perdurer, à travers  ces actes de barbaries, de maintenir les populations en laisse et rassurer sur une hypothétique intervention des nations unies.

Au-delà de l’émoi donc, il est peut-être temps, dans une synergie patriotique et nationaliste, de s’armer de plus de vigilance, d’engagement et de collaboration. Tant pour les pouvoirs publics que pour les populations, désormais unique cible des terroristes.  Cela aura marché dans le septentrion,  cela doit être encouragé dans les régions anglophones.  Cependant que les acteurs politiques  qui, peu ou prou, espéraient en vain tirer quelques dividendes, devraient se ressaisir et même s’assagir.  Et de comprendre que le temps des compromissions est révolu. A jamais,  et qu’il est encore temps de céder la place au compromis. Car nous devons à ces pauvres victimes, vraiment innocentes,  le devoir de mémoire. Après que le sang de la barbarie eût été  remplacé par les larmes du désespoir de l’affaire Bakassi à la crise sécuritaire du Noso, en passant par Boko Haram dans le septentrion, Seleka et anti Balaka à l’Est, le pays debout dit : INTOLÉRABLE !

François Bikoro activateur politique

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