Cameroun : Justine Diffo PCA de l’ART a-t-elle vendu les recrutements ?

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La question est sur toutes les lèvres dans les nombreux commentaires que cette affaire n’a pas arrêté de susciter dans tous les milieux de la capitale. Tentative de décryptage.

Par La Nouvelle

« B onsoir Mme la présidente. Juste pour te rassurer et confirmer que vous aurez les deux dossiers aujourd’hui au plus tard (sic) demain matin avant le conseil sauf que, une personne ne peut avoir que : 4 000 000 Fcfa et l’autre pas de soucis. Merci pour votre soutien, je ne me sens plus orphelin ». Le 29 juin 2020, Simon Kaldjob, administrateur à l’Art, finit le post qu’il adresse au Pr. Justine Diffo, par cette boutade comme

pour s’offrir le beau rôle dans la mission qu’il a à conquérir l’entière confiance de la nouvelle présidente du Conseil d’administration. Il a intérêt à bien jouer le jeu, car ses donneurs d’ordre connaissent les originaires de l’Ouest très habiles dans la reptation affairiste et nombriliste. Voilà pourquoi il masque ses vraies pensées dans un sourire d’alibi et une diction malhabile qui le fait malencontreusement passer de « tu » à « vous » sans qu’il s’en rende compte en s’adressant à Justine

Diffo dans son post.

« Non. Vous revenez sur ce que vous m’avez dit ce matin. Donc je ne suis plus là. Je ne suis pas une enfant », rétorque avec véhémence la Pca de l’Art comme pour ôter tout argument à son interlocuteur qui, l’a-t-elle appris, ne jouit pas d’une bonne réputation. « La personne est à Douala. Comprenez-moi. Je lui ai répercuté votre décision. Je suis honnête Madame. Le délai est court et demande un moratoire de 24h en larmes pour donner le reste. Ne prenez pas ça mal, s’il vous plaît Madame ! J’ai un grand intérêt à être sérieux et très sérieux envers vous, s’il vous plaît, et gagner votre estime », prétend Simon Kaldjob avec les bouderies et la vanité meurtrie d’un enfant de 10 ans, tout ceci en prenant soin de ne pas succomber à l’irrésistible envie qui le tenaillait déjà, de laisser transparaître sa colère naissante et d’user, comme le suggérait un petit démon dans son for intérieur, d’un vocabulaire irrespectueux. On aurait dit que ce grand gaillard n’avait pas tout à fait fini de grandir, ni complètement quitté les champs de jeu d’enfance. Tellement il empruntait toujours à l’enfant qu’il était hier, sa bonne nature cabotine, faite de comédies naïves et de tricheries presqu’innocentes.

Ce jour-là, la conversation va se terminer en queue de poisson. Ce qui ne semblait pas gêner ce manœuvrier qui a l’habitude de prendre son temps comme le python pour avaler ses proies. Malheureusement pour lui, à la fin de la conversation, Justine Diffo, intuitive, va se résoudre à suivre la voie de la sagesse et de la méfiance qui lui conseillait de se plaindre auprès du ministre des Postes et Télécommunications. Et c’est ce qu’elle fait le 2 juillet 2020. Pour ceux qui pourraient en douter, voici ce qu’elle écrit à Mme Libom Li Likeng : « J’ai l’honneur de  venir par la présente solliciter le remplacement de Monsieur Kaldjob Simon, administrateur représentant des «usagers et bénéficiaires des communications électroniques », au sein du Conseil d’administration de l’Agence de Régulation Télécommunications (Art). En effet, ce dernier a saisi ma secrétaire pour obtenir une audience, depuis la convocation de la 46ème session ordinaire du Conseil d’administration de l’Art qui s’est tenue le 30 juin 2020. Face à mon indisponibilité du fait de mes obligations académiques relativement denses ces dernières semaines, l’intéressé a saisi l’occasion d’une réunion informelle de préparation du conseil avec les administrateurs, la veille dudit conseil, pour poser un problème de recrutement de deux candidats, d’abord pendant ladite réunion, puis par des échanges électroniques avec proposition de fortes sommes, dont j’ai précieusement gardé des copies comme éléments de preuve de la présente dénonciation, en cas de besoin. Une telle pratique qui viole toutes les règles d’éthique et d’égalité des chances, est fermement condamnée ».

Mme Libom Li Likeng ne se fait pas prier pour donner une suite à cette correspondance du Pca de l’Art, pas exactement comme celle-ci l’a sollicité : « Suite à votre correspondance sus-référencée, par laquelle vous avez sollicité le remplacement de Monsieur Kaldjob Simon, administrateur représentant des «usagers et bénéficiaires des communications électroniques», au sein du Conseil d’administration de l’Agence de Régulation des Télécommunications (Art), pour des raisons de violation des règles d’éthique, j’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir me faire tenir les éléments probants relatifs aux faits reprochés à l’intéressé ».

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