Cameroun : Jean Paul Pougala pointe du doigt la presse camerounaise

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« Les journalistes camerounais ne nous restituent que le manque de patriotisme que nous leur avons inculqué dans leur formation ».

Par Jean-Paul Pougala

Si en Italie la formation des journalistes intègrent des modules sur le Renseignement qui font qu’à la sortie, tout journaliste italien est avant tout un membre actif des services secrets de son pays,  comment expliquer qu’au Cameroun, on a plutôt l’impression que la formation des journalistes intègre un module intitulé : comment devenir un opposant politique et exceller dans le dénigrement se son pays ?

C’est la question que j’ai posée  ce mardi 31/01/2018  à Yaoundé à notre ainé qui est un vrai baobab dans le paysage médiatique camerounais : radio, presse et télévision publique et privée. Il s’agit de Jean Vincent Tchienehom. Comment des journalistes camerounais peuvent-ils oser dire que le Cameroun est un pays dictatorial lorsqu’ils s’octroient la liberté d’insulter les généraux du pays sans en être inquiétés, insulter les ministres du pays sans vérifier leurs accusations et n’ont peur de rien, insulter le chef de l’état comme ils veulent et quand ils veulent sans la moindre peur d’en être inquiétés ?

Au même moment, en Italie, la moindre phrase malheureuse contre le Président de la République italienne vous conduit tout droit vers la case « Prison » ferme pour 2 ans. C’est à cause d’une expression que tous les italiens connaissent par cœur, pour ne pas tomber un jour dans l’irréparable, par énervement, ou par oubli : « Vilipendio al Capo dello Stato ». Pourquoi au lieu que ce soit les journalistes italiens à se plaindre du fait qu’une telle loi n’existe que dans un pays dictatorial pour empêcher les journalistes de faire leur travail librement, ce sont les journalistes camerounais qui abondent dans les ambassades occidentales à Yaoundé pour déposer des demandes de Réfugiés pour fuir cette prétendue dictature vers l’occident, là ils ne pourront plus toucher à l’armée, au président ?

Pourquoi les journalistes camerounais sont à ce point convaincus que dénoncer les problèmes, permettra de les résoudre ? Comment ne comprennent-ils pas qu’il incombe à eux aussi de soutenir moralement tous ceux qui les lisent ? Afin qu’ils affrontent chaque jour leur misère, avec plus de détermination à en sortir, parce qu’un journaliste les a convaincus au détour d’une phrase que c’est possible de se battre pour changer de vie.

En tout cas, passez seulement quelques heures avec notre cher ainé Tchienehom et à travers ses propres regrets, vous en apprendrez des choses sur nous-mêmes et notre lâcheté de citoyens téléguidés dans nos raisonnements et nos expressions privées et publiques. Mais au final, vous tomberez d’accord sur une vérité : si on n’aime pas son village, on ne peut pas aimer la République. Pire encore, si vous n’aimez pas votre République, est-ce que vous vous aimez vous-mêmes ?

Avant d’écrire votre prochaine chronique sur la presse, à la radio ou à la télévision, demandez-vous au préalable une chose : est-ce que ce que je vais dire à l’antenne ou écrire sur mon journal, contribuera à encourager ceux qui m’écoutent, me lisent ou me regardent ou bien les décourager ? »

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