Cameroun : Jean Michel Nintcheu conteste les nominations à la Magistrature

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Les dernières nominations au sein du Conseil supérieur de la magistrature constituent une véritable provocation.

« Contrairement à ce qui nous est rabâché très souvent dans les oreilles à savoir que les nominations et critères de représentativité dans les institutions du pays doivent tenir compte de l’équilibre régional, je constate pour le regretter et le dénoncer que, de plus en plus, un certain nombre d’institutions de premier plan dans notre pays ne tiennent plus aucunement compte de ces données qui, pendant longtemps ont tenu autant que faire se peut l’équilibre social dans notre pays.  Bien que très souvent nous émettons des réserves sur cette occurrence. Puisqu’elle existe et en attendant qu’on trouve d’autres modes d’équilibre social. on peut s’étonner que certaines régions de notre pays soient de plus en plus oubliées dans les nominations au sein de certaines institutions à l’instar du Conseil supérieur de la magistrature au sein duquel la région de l’Ouest Cameroun a été complètement rayée alors que d’autres régions du pays comptent pas moins de deux représentants dans la même institution.

Pour illustrer mes propos, je me dois de citer nommément les membres titulaires et suppléants qui ont été récemment désignés au sein du Conseil supérieur de la magistrature :

Membres titulaires : Messieurs MINKO MINKO Abel (Secrétaire permanent), ALIM MANOUDA, MANGA MOUKOURI, ESSOMBA BENGONO Engelbert Alain, EKONO NNA Albert. Mesdames SOPPO TOUTE Marlyse, FOFUNG NABUN épouse WACKA.

Membres suppléants :

Messieurs AMADOU ALI, ABE Mikhael NDRA, NJUMBE Ernest NJUMBE, OUMAROU ABDOU. Mesdames GONI Mariam, NGO ISSI Rolande Adèle, NTYAM ONDO épouse MENGUEME ZOMO.

Je dénonce avec vigueur ce fait et je rappelle aux autorités en charge du pouvoir de nominations de ne pas continuer à jouer avec le feu. Je leur indique par ailleurs, afin que nul n’en ignore, que c’est également la non prise en compte de nos compatriotes anglophones dans leur représentativité au sein des institutions qui a conduit au feu dans lequel nous nous trouvons encore aujourd’hui et pour lequel nous n’avons pas encore de pompiers suffisamment efficaces pour l’éteindre depuis 2016.

Il faut que ça cesse. Il faut mettre fin à ces marginalisations potentiellement porteuses de déflagrations sociales de forte amplitude.

Nous restons vigilants à l’avenir. »

Hon. Jean Michel NINTCHEU, Député

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