Cameroun : Jean Lambert Nang  »finit » avec le président Français Emmanuel Macron

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Le brillant journaliste bien connu dans les annales du sport camerounais et ancien directeur général de la fédération camerounaise de football (Fecafoot) n’a pas voulu rester sur le quai de l’histoire du Cameroun, qui s’écrit en ce moment. Il a signé une tribune libre intitulée « Macron dégage » dont voici la teneur :

Le monde nous sort comme ça, d’un siècle à l’autre, de petits monstres illuminés, qui pensent être oints pour avoir parole sur toute espèce vivante,  toute race et tout peuple sur la surface de la terre. Ces petits renégats s’adressent au reste de la nature avec une arrogance irrévérencieuse; ils outrepassent les règles communes de bienséance et ils foulent aux pieds les canons élémentaires de la diplomatie.

En vérité, cette espèce que l’on croyait disparue avec les Hitler, Lénine et bien d’autres colonialistes, a resurgi grâce  à la mondialisation? Sinon comment comprendre que la souveraineté des Etats africains passe aux yeux de leurs  colonisateurs d’hier pour de la confiture jetée aux pourceaux ?

Est-il imaginable que Paris, Washington, Londres… continuent de regarder les peuples africains avec une condescendance ahurissante et s’investissent sans relâche à déstabiliser ceux des peuples qui s’accrochent avec force au radeau de leur indépendance assumée ?

A ce sujet, le président français fait de plus en plus montre d’une approche toute passéiste des relations entre son pays et les Etats souverains du vieux continent. Cette propension qu’il affiche à infantiliser, voire ridiculiser des chefs d’Etat légitimes, en tenant à leur égard des propos d’une vilainie insoutenable, donne le sentiment que la France est le maître des destins des peuples africains. Or en conquérant leurs indépendances, parfois au prix des milliers de morts et de martyrs, c’est de ce parapluie nocif que les Africains ont voulu sortir : M. Macron ne peut pas diriger SA France et prétendre dicter SA loi aux présidents africains. S’il était un si bon président pour la France, ça se saurait. Mais le mouvement des Gilets jaunes, ses violences et ses morts, les grèves récurrentes des enseignants, celles des médecins ou des avocats et magistrats, les remous violents générés par la réforme des retraites, la grogne des partisans de Larem, son parti, qui s’insurgent contre sa politique sociale, sans occulter tout le schmiblick puant dans lequel il a engagé la France depuis son arrivée,  témoignent à suffisance de ses insuffisances managériales.

Trouve-t-il en les pays africains un bienheureux exutoire pour se dépêtrer de son capharnaüm ? On peut le penser en considérant le nombre de ses sorties foireuses sur le Niger, le Mali, la Guinée,  le Burkina Faso et hier encore sur le Cameroun. L’exaspération que ces déclarations inopportunes suscitent auprès des populations est à la hauteur des velléités néocolonialistes de leur auteur. Doit-on en réalité s’en étonner ? Non. Un jeune homme de 40 ans qui prend pour épouse sa grand-mère de 80 ans ne cache-t-il pas un dérèglement mental ?

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