Cameroun : Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe tire la sonnette d’alarme 627 morts sur les routes en 2019

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Le ministre des Transports était devant les députés de l’Assemblée nationale le 23 mars dernier pour identifier les principales causes des accidents de la circulation et proposer des solutions camerounaises.

Le rapport global de sécurité routière dans le monde indique que les accidents de la circulation routière causent 1,2 million de morts et 50 millions de blessés chaque année. Et plus de 90% des décès surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire à l’instar du Cameroun, où, d’après l’étude faite par le Cabinet « CYSCOM » sur l’impact des mesures de sécurité routière mises en place au Cameroun et les statistiques des accidents de la circulation routière de la Gendarmerie Nationale de 2018 et 2019, l’on a enregistré :

En 2011, 3525 accidents et 1588 tués ;

En 2012, 3327 accidents et 1187 tués ;

En 2013, 2997 accidents et 1160 tués ;

En 2014, 3065 accidents et 1081 tués ;

En 2015, 2896 accidents et 1091 tués ;

En 2016, 2954 accidents et 1241 tués ;

En 2017, 2341 accidents et 929 tués ;

En 2018, 1898 accidents et 782 tués ;

Et en 2019, 1533 accidents et 627 tués.

Ces accidents, fruit de la conjugaison de plusieurs facteurs, nous ont permis de constater, d’après les mêmes sources, que : 35% desdits accidents sont imputables à l’excès de vitesse, 17% à l’état du véhicule, 10,5% à la conduite en état d’ébriété, 10,5% à la non maitrise du volant, 10% à l’état de la route, 7% au mauvais dépassement et 10 % aux autres causes.

Des recommandations ont été faites à l’issue de la séance plénière spéciale sur la prévention et la sécurité routière. Parlant des infrastructures

–         Arrimer la stratégie nationale de sécurité routière à celle des Nations Unies relatives à la décennie pour la sécurité routière 2011-2020 ;

–         Adopter notre plan d’aménagement des routes urbaines en l’adaptant au volume du trafic, à l’environnement de transport urbain notamment des voies pour les motos- taxis et la multiplication des points de ramassage aménagés pour les taxis ;

–         Améliorer la qualité de l’entretien du réseau routier notamment sur les axes les plus fréquentés en procédant systématiquement au traitement des nids de poule et dégradations sensibles mettant en péril les usagers de la route ;

–         Renforcer le système de cantonnage routier en relation avec les Collectivités Territoriales décentralisées afin d’accroître la visibilité sur nos routes ;

–         Renforcer le système de signalisation et d’éclairage (panneaux solaires)  des axes routiers;

–         Aménager d’avantage des aires de stationnement en agglomération et créer des aires de repos sur les grands axes routiers ;

–         Intégrer les enjeux de la sécurité routière à toutes les étapes de développement des infrastructures routières (planification, conception, exploitation) ;

–         Renforcer les capacités et les plateaux techniques des hôpitaux de district le long des axes accidentogènes ;

–         Doter les unités de gendarmerie nationale en matériel spécifique de lutte contre l’insécurité routière, notamment les moyens roulants (motos lourdes, radars, éthylotest et autres matériel de pré-signalisation).

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