Cameroun – Hydrocarbures : Le ministre des Finances Louis Paul Motaze sauve la Sonara de la banqueroute

0
188

Un accord consensuel garantissant le respect de la restructuration des créances bancaires de près de 262 milliards FCFA pour éviter la faillite à la Société nationale de raffinage et 9 banques en péril.

Le processus de relance de la société nationale de raffinage (Sonara) est désormais sur de bons rai ls. Dans une des sal les du Hilton hôtel, on a assisté le 15 octobre dernier à la signature de la Convention de restructuration et de remboursement de la dette bancaire de cette société pour un montant de 261 milliards de Fcfa. L’événement a fait courir du grand monde, surtout un impressionnant gratin économique et bancaire. D’entrée de jeu, le ministre des finances a dit aux banques créancières de la Sonara à quel point, le gouvernement a apprécié à sa juste valeur, la confiance qu’elles ont accordée à l’Etat du Cameroun en acceptant d’adhérer aux mesures et dispositifs décidés par le Président de la République Paul Biya, dans le cadre de la restructuration de la dette de Sonara. « Grâce à la bonne implémentation desdites mesures, nous venons de sauvegarder la Sonara, le système bancaire national, voire sous régional, qui étaient exposés à un fort risque systémique », a avoué Louis Paul Motaze.

Rappel de mémoire; un incendie survenu le 31 mai 2019, a occasionné l’arrêt de l’activité de raffinage et limité considérablement les capacités de la Sonara à honorer ses engagements vis-à-vis des établissements de crédi t locaux, des fournisseurs de pétrole brut et de l’Administration fiscale. Aux lendemains de ce sinistre, la Sonara portait un endettement évalué à environ 717 milliards de Fcfa, dont 284 milliards au titre de la dette bancaire.

Selon le Minfi, en plus de la menace qui pesait sur l’approvisionnement du pays en produits pétroliers, l’insolvabilité de la Sonara faisait courir un risque d’effondrement du système bancaire national, au regard du volume de ses engagements. Au vu de l’ampleur, la gravité du sinistre et la menace d’une faillite aux allures de la banqueroute le président Paul Biya, a instruit de mener les négociat ions avec divers créanciers de la Sonara, en vue de la restructuration de sa dette. Au regard des enjeux et de la complexité de la transaction en cause, le ministre des finances a à son tour, mobilisé des expertises publiques et privées nécessaires, dans le cadre d’un groupe de travail conduit par le président de la Commission technique de réhabilitation (Ctr) des entreprises du secteur public et parapublic.

Louis Paul Motaze a tenu à rappeler avant la signature de la convention de restructuration et de remboursement de la dette bancaire de la société nationale de raffinage ( Sonara), les efforts et les stratégies opérationnelles entrepris par l’Etat du Cameroun qui a : émis une Lettre de Confort au profit des banques, apuré partiellement la dette bancaire à

hauteur de 31 milliards de Fcfa et octroyé 80% du volume des importations des produits pétroliers à la Sonara; dans l’optique de rassurer les banques, la Cobac et les partenaires au développement, de son engagement à accompagner le processus de restructuration de la société nationale de raffinage du Cameroun.

Le ministre des finances évoque comment, sur de très hautes instructions du Chef de l’Etat, le gouvernement a mis en place, dans la structure des prix des produits pétroliers, une ligne de « soutien à la raffinerie » de 47,88 Fcfa par litre de produits pétroliers consommés à la pompe, en vue d’assurer le remboursement de cette dette. « Il convient de souligner que ce « soutien à la raffinerie » n’affecte pas les prix à la pompe », affirme Louis Paul Motaze. Sous l’effet d’un soulagement qui cache mal sa satisfaction, le Minfi révèle qu’une fois la première phase de restructuration de la dette de la Sonara bouclée, dans les jours à venir, il sera opportun de faire volte-face pour affronter celle des Traders.

Louis Paul Motaze a apprécié; réitéré les remerciements du gouvernement à l’endroit de Afriland First Bank, Cca-Bank, Uba-Cameroon, Société générale Cameroun, Ecobank Cameroun, Bgfi-Bank, Standard Chartered Bank, Bicec et Cbc. Non sans oublier l’Apeccam, pour la confiance dans la signature de l’Etat du Cameroun.

Source : Le Messager

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici