Cameroun : Fotso Victor désaccord familial autour des obsèques

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La famille du milliardaire de Bandjoun étale ses désaccords. Ses épouses ont saisi le gouverneur de l’Ouest pour dénoncer l’accaparement de l’organisation des obsèques par un « clan ultra minoritaire » soutenu par certaines autorités administratives.

Par Repères

De son vivant, ce n’était plus déjà l’union sacrée autour du patriarche. Au cours des dernières années, certains des enfants d’une fratrie d’une centaine au total d’après la famille, se battaient déjà pour le contrôle de l’immense fortune de leur père. Réélu à l’issue du scrutin du 9 février 2020, sa succession à la tête de la mairie de Bandjoun, qu’il dirigeait depuis 1997 et pour laquelle il a énormément investi de sa poche, a donné lieu à de chaudes empoignades entre sa fille et certains filleuls. Si bien que, à en croire un membre de la famille, « Victor Fotso est mort de chagrin, dévasté par la destruction de l’œuvre de sa vie, en spectateur désespéré de l’explosion de sa famille ».

Et le vénérable vieillard n’avait pas tort. La preuve : près de deux mois seulement après son décès dans un hôpital parisien le 20 mars dernier à l’âge de 94 ans, sa famille nucléaire se donne déjà en spectacle en public. Ce spectacle déshonorant a commencé avec la sortie de l’une de ses filles. « Papa, tu n’as pas eu la fin que tu méritais. Mourir dans un hôpital parisien en pleine pandémie du coronavirus, loin du Cameroun, de Bandjoun et des tiens, agonisant seul, mal entouré tel que tu l’étais depuis que l’âge t’avait rattrapé», écrit Christelle Nadia Fotso, docteur en droit et avocate aux barreaux de Washington DC et de Bruxelles.

Cri du cœur Ce cri du coeur va sans doute inspirer la réaction quelques jours plus tard de Stéphane Fotso dans le journal Essingan. Le révérend pasteur et non moins fils du plus célèbre milliardaire de Bandjoun estime que, au regard de la stature du défunt, aucune « catégorie de personnes, même de sa famille », n’a pour l’instant le privilège de parler avec autorité de l’organisation de ses obsèques. Il s’explique : « Je ne suis pas bien placé pour donner avec exactitude la programmation des obsèques, parce que vous êtes sans ignorer que notre père n’était pas seulement notre père. Il était le père de toute une nation, du Nord au  Sud, de l’Est à l’Ouest ».

Peut-être qu’au moment où il fait cette sortie, les batailles pour le contrôle de l’organisation des obsèques du bâtisseur de l’un des plus grands empires industriels du Cameroun ont commencé. En atteste la correspondance de ses épouses au gouverneur de la région de l’ouest le 28 mai. Dans celle-ci, les veuves ne cachent pas leur surprise d’avoir vu, un matin, «débarquer à la résidence Fotso Victor une délégation formée des autorités de Bandjoun…pour la préparation des obsèques de notre époux ». Elles précisent que la délégation est constituée notamment, outre le préfet du Koung-Khi, « du maire, du commissaire, du commandant et de la belle-mère ».

Intrusion des autorités

Dans la correspondance, les épouses révèlent que « avant la tenue du conseil de famille, le préfet avec quelques personnes sont venus….

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