Cameroun – Energie électrique : Eneo, fais-moi rêver, fais-moi croire en toi

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Par Michèle Ebongue

Les coupures d’électricité sont devenues un vrai rituel au Cameroun à tel point qu’on a l’impression que c’est normal d’être dans le noir, même le jour de noël.

Eneo, l’entreprise en charge de distribution de l’eau au Cameroun est une vraie merde. Mon langage va certainement surprendre beaucoup, mais j’en ai marre. Oui, j’en ai marre de cette situation qui ne s’améliore pas. Plus le temps passe, plus le Cameroun continue d’entretenir ses vieilles et mauvaises habitudes. Il y a quelques jours, j’ai entendu une maman dire qu’elle allait traiter les habitudes de son fils qui n’entreraient pas dans ses principes. Cette mère était décidée à faire disparaître cet « intrus » de la vie de son fils. Elle était déterminée, et j’aimais ça. Si seulement notre pays pouvait faire pareil ? Si seulement le Président de la République pouvait dire et faire comme cette dame qui se donne les moyens pour éradiquer ce comportement malsain de la vie de son fils ? Si seulement…

Je ne sais pas si c’est le cas partout au Cameroun, mais ce que je sais, c’est que les coupures d’électricité ont fait leurs nids à Douala. Il suffit juste de voir les statuts WhatsApp de tes contacts pour constater qu’Eneo a encore opéré. L’entreprise frappe de jours comme de nuits, sans aucun respect pour les citoyens que nous sommes, nous qui ne demandons qu’à avoir de l’électricité dans nos ménages, nous qui ne voulons que travailler en toute aise, sans faire des dépenses supplémentaires pour l’achat de groupes électrogènes et tout ce qui va avec. Qu’est-ce que nos opérateurs économiques et jeunes entrepreneurs souffrent ! Aujourd’hui encore, Eneo a joué son film.

C’est devenu une coutume pour elle de couper chaque mercredi dans mon quartier. C’est vrai que depuis l’arrivée du  nouveau Dg, la situation s’est un peu améliorée ici. Mais est-ce le cas partout ? J’en doute, car les statuts WhatsApp me renseignent sur la question. Le plus alarmant dans cette affaire, c’est que le coût des factures reste inchangé, alors que les coupures devraient normalement réduire le volume de consommation des populations. Mais on est au Cameroun, qu’est-ce que vous voulez ? Comme on aime souvent le dire lorsque la situation nous échappe : on va alors faire comment ?

Les saisons ne changent plus rien

Il n’y a donc plus de saison pour les coupures. Oui, au Cameroun, tout a une saison, même les coupures d’électricité.  En principe, la période la moins « délestable » c’est la saison pluvieuse, car les eaux du ciel inondent les barrages fournisseurs d’énergie. Sauf que ça ne change plus rien de nos jours, car les coupures sont devenues intempestives et incontrôlables. Pas d’excuses, ni de messages pour alerter la population. Une situation qui t’amène à réfléchir sur l’avenir de ce pays. Je veux tellement qu’un jour, je puisse vanter ce pays, dire qu’au Cameroun, on ne souffre pas de ceci ; que chez moi, on ne rencontre plus ce type de problème.

C’est vrai ça m’arrive souvent de le dire, mais seulement dans mes rêves. Surtout que dans mes rêves, on ne coupe pas le courant le jour de Noël, encore moins le jour du nouvel an. Et comme ce n’est que le fruit d’une envie, tout s’arrête à mon réveil. Et là, je commence à faire face à la réalité, précisément lorsque mon ventilateur ne fonctionne plus, et que l’ampoule économique de ma chambre ne scintille plus. Et là, les chansons et piqûres des moustiques me ramènent à la raison. Du genre : Michèle, calcule bien celui qui chante plus haut là, ce doit être lui le maillon fort de la Team.

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