Cameroun : Emmanuel Macron peut-il expulser la BAS de la France ?

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C’est le contenu d’une correspondance du ministre français de l’Intérieur, adressée aux préfets de département le 29 septembre 2020.

La France envisage l’expulsion de son territoire des personnes responsables de troubles à l’ordre public. Bientôt, les étrangers installés en France et responsables de troubles à l’ordre public ou représentant une menace sérieuse dans ce sens seront expulsés de l’hexagone.

Le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin a écrit une correspondance dans ce sens le 29 septembre 2020, aux préfets de département. Dans cette lettre dont notre rédaction a pu se procurer une copie, le ministre détaille à ses interlocuteurs toutes les mesures à prendre si les cas de figure sus évoqués se présentent.

En Août 2019, la brigade anti-sardinards assiège les locaux de l’ambassade du Cameroun à Paris. Ils ont baptisé cette nouvelle action, « Opération asphyxie » de l’appareil de l’Etat du Cameroun à l’étranger. Après la paralysie des services de l’ambassade du Cameroun au Royaume uni dans la journée d’hier, c’est au tour de l’ambassade du Cameroun en France d’être assiégé ce jour par les membres de la Brigade Anti-Sardinards.

Aux environs de 10h ce matin-là, ils avaient envahi l’entrée de l’ambassade du Cameroun sise au numéro 75 de la Rue d’Auteuil à Paris, avant de se retrouver à l’intérieure de la grande cour de cette bâtisse. Ils manifestaient contre la détention de « prisonniers politiques » au Cameroun, les personnes arrêtées dans le cadre de la crise anglophone au Cameroun ainsi que les militants et sympathisants du MRC « injustement » emprisonnés au Cameroun

Sur les banderoles, l’on pouvait lire des messages tels « Stop au génocide dans les régions anglophones »,  » Oui au dialogue inclusif au Cameroun » etc. La police française appelée en renfort par les autorités camerounaises a finalement pu  maîtriser la situation après quelques échanges avec les manifestants. L’on a pu enregistrer tout de même six arrestations.Les auditions des manifestants interpellés se poursuivent au moment où nous mettions sous presse,  au Commissariat du 2ème arrondissement situé au numéro 18 de la rue du croissant à 75002 Paris.

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