Cameroun : Dieudonné Massi Gams de la Conac ausculte la lutte contre la corruption

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Le 1er avril dernier, c’est un nouveau pas qui a été franchi par le Cameroun dans le cadre de la lutte contre la corruption avec la ratification par décret présidentiel de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption.

Adoptée le 1er juillet 2006 à Maputo au Mozambique et entrée en vigueur le 5 août 2006, le Cameroun vient donc de décider de rejoindre les pays africains dans le cadre de la lutte contre ce fléau qui prive les Etats de nombreuses ressources. Il convient de rappeler que c’est le 14 décembre 2011 que le Cameroun a adopté et promulgué la loi y afférente. Pour comprendre l’implication de cette ratification, CT a approché le président de la Commission nationale anti-corruption (CONAC). Le révérend Dr Dieudonné Massi Gams indique par ailleurs les retombées de cette ratification dans les actions menées par les différentes structures de lutte contre la corruption qui travaille au Cameroun.

Dans une interview accordée à Cameroon Tribune, Dieudonné Massi Gams déclare que « cet acte indique tout simplement que la lutte contre la corruption demeure une préoccupation permanente du président de la République S.E. Paul Biya depuis son accession à la magistrature suprême. Il marque sa volonté de doter notre pays d’instruments institutionnels et juridiques qui soient à même de porter son ambition de voir notre pays débarrassé de cette gangrène qu’est la corruption. En tant qu’organe central de lutte contre la corruption dans notre pays, la CONAC ne peut que marquer sa grande satisfaction de voir notre pays rejoindre la communauté africaine dans cet instrument majeur de la politique continentale de lutte contre les crimes économiques et financiers. »

Quant aux implications de cet acte dans la stratégie nationale de lutte contre ce fléau dans notre pays, Dieudonné Massi Gams avoue que «  les implications sont de plusieurs ordres. Nous marquons, aux yeux de l’Afrique et du monde, notre volonté d’aller de l’avant dans ce combat. De plus, le Cameroun va davantage mutualiser ses efforts avec les autres Etats parties à la Convention : nous pouvons vous l’avouer que le continent est engagé dans une réflexion en vue d’harmoniser nos approches. Bien que très sollicité dans ce sens, notre pays était souvent diminué pour n’avoir pas ratifié cet instrument majeur.

Quant à la Stratégie nationale du Cameroun pour combattre ce fléau, nous pouvons vous assurer que notre pays a anticipé sur nombre d’aspects comme l’accessibilité des victimes ou témoins pour collecter les dénonciations à travers la création des lignes vertes ; c’est le 1517 pour la CONAC, le 1500 pour la police, le 1501 pour la gendarmerie. Nous pouvons également mentionner la création des cellules de lutte contre la corruption dans les institutions publiques, etc. Donc, notre pays a pris une certaine avance quant à l’application des dispositions de la Convention de l’Union africaine et la lutte contre la corruption qui s’intensifie davantage et qui va monter d’un cran. »

Source : Cameroon Tribune

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