Cameroun : DG de l’ART ou le délit de faciès de Philémon Zo’o Zame

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Le directeur général de cette agence est actuellement victime d’une cabale dans l’opinion, sous fond de tribalisme.

Par Essingan

L’ombre de Hessana Mahamat, ex- président du conseil d’administration (Pca) de l’Agence de régulation des télécommunications (Art), semble encore planer sur l’institution que dirige actuellement Philémon Zo’o Zame. En effet, depuis quelques temps, le directeur général de l’ART est victime d’une cabale médiatique sous fond de tribalisme. Car, après les récentes nominations au sein de l’Agence qui ont pourtant valu une lettre de félicitations adressées en mai dernier à M. Zo’o Zame de la part de Justine Ndiffo, l’actuelle Pca, le Dg est désormais la cible d’un groupe dénommé les «Nordistes». En référence aux originaires de la région du GrandNord, dont est originaire Hessana Mahamat.

Les partisans de l’ex-Pca exigent désormais plus de postes. Ce qui pourrit l’ambiance de travail à l’ART, exactement comme c’était le cas à l’époque du magistère de M. Hessana. En effet, l’ex-Pca est coutumier du fait. Le 13 novembre dernier, il avait saisi Philémon Zo’o Zame dans une correspondance ayant pour objet: « suppression de l’indemnité compensatrice sur échelon à certains personnels de l’Art, mise en application des résolutions liées à l’assainissement du fichier du personnel et avancements du personnel ». Dans sa correspondance, le Pca constate alors l’existence d’une indemnité compensatrice allouée à certains responsables de l’Art (Dg, Dga et certains directeurs).

Sur ce point, il rappelle au Dg les observations du conseil d’administration, au regard du rapport du contrôleur financier spécialisé examiné au cours de la 43e session ordinaire tenue le 30 août 2019 d’une part, et du rapport général du Comité en charge de l’assainissement du fichier du personnel d’autre part. M. Hessana parle spécifiquement de: « la présence dans le traitement salarial du directeur général, d’une indemnité de non-logement qui s’élève à 900.000Fcfa, alors qu’il est déjà logé par l’Art dans une résidence dont le loyer s’élève à deux millions de Fcfa ; le paiement dans le salaire du directeur général d’une prime d’ancienneté de 18 ans, dont le montant ne saurait correspondre à l’ancienneté de l’actuel directeur général, nommé il y a à peine deux ans ; le paiement dans le salaire du directeur général d’une indemnité compensatrice d’un montant de 1,8 million de Fcfa, celle des directeurs à 300.000Fcfa ».

Au moment où le Dg semble s’octroyer ces avantages, le Pca note qu’il a procédé à la suppression unilatérale et sans explications aucunes de certains avantages accordés au personnel (téléphone, prime d’astreinte et de rendement, indemnité compensatrice sur échelon, prime de fin d’année, prime de médaille, arbre de Noël…). « Il est de la  compétence du conseil d’administration de remédier aux insuffisances de la grille salariale s’il y en a, et non au directeur général de procéder sans autorisation préalable dudit conseil », martèle le Pca.

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