Cameroun : Des Syndicats veulent stabiliser les coûts sur le Corridor Douala-Bangui-Ndjamena

0
409

Le Syndicat national des transporteurs routiers du Cameroun (Sntrc) et le Groupement des transporteurs terrestres du Cameroun (Gttc) se sont retrouvés à Douala ce 21 octobre 2020 dans le cadre d’une réunion de conciliation, l’occasion pour les membres desdits syndicats de discuter également des coûts du transport et les tracasseries dont ils font l’objet dans l’exercice de leur activité.

Par Le Messager

Il y a quelque temps encore ces deux syndicats se regardaient en chiens  de faïence, l’un soupçonnant l’autre de se jouer des intérêts inavoués. Aujourd’hui ce climat de suspicion semble dissipé si l’on s’en tient cette réunion de concertation tenue à Douala sous la Coordination du Bureau général des frets terrestres (Bgft). Les deux syndicats viennent de mettre sur pieds une plateforme de concertation permanente, ce qui devrait leur permettre de discuter et d’échanger constamment sur les préoccupations de leur activité.

La première des préoccupations est le coût du transport terrestre par camion : pour ces transporteurs, il est important de connaître et de maîtriser la structure du coût de transport ; ce qui devrait éviter à bon nombre d’entre eux les surcoûts ou les dépenses imprévues au cours du trajet. Aussi doivent-ils distinguer entre le prix du transport routier et le coût d’exploitation du camion. Le coût d’exploitation du véhicule étant l’ensemble des dépenses générées pour l’entretien et les réparations du véhicule tout le long du trajet, le prix du transport quant à lui intègre le coût d’exploitation du véhicule plus les taxes et les frets. Le transporteur doit pouvoir connaître tout cela s’il veut faire une bonne facturation vis-à-vis de ses clients que sont les transitaires, afin de pouvoir rentrer dans ses frais.

Les transporteurs routiers par camion ont également discuté pour les dénoncer, les pratiques qui génèrent pour eux des surcoûts, tel le phénomène des intermédiaires et des sous-traitants, la question du GPS qui leur fait perdre le temps et de l’argent, les lourdeurs et les lenteurs qu’ils subissent dans les formalités administratives et les tracasseries policières sur la route qui leur font également perdre de l’argent pour les imprévus que cela génère.

Aplanir leurs divergences

Tout cela doit pouvoir cesser afin de permettre au transporteur de rendre service tout en maîtrisant les coûts. Selon le président du comité de gestion du Bgft, l’honorable Sime Pierre, cette rencontre a été très bénéfique pour les deux syndicats dans la mesure où cela leur a permis d’aplanir leurs divergences et inquiétudes, le président du Gttc ayant été lui-même un ancien du Sntrc. Pour Ibrahima Yaya président du Groupement des transporteurs terrestres du Cameroun : « Il n’y avait pas guerre entre nous en réalité, c’est des divergences d’opinion que les gens ont transformé en guerre ; aujourd’hui nous unissons nos efforts pour travailler à la stabilisation du prix du transport, et c’est cela qui est important ».

Pour le Coordonnateur du Bgft, il se réjouit de l’initiative qui a été prise entre les deux syndicats, « cela devrait nous permettre de mutualiser nos forces afin que puissions regarder ensemble vers la même direction », conclut El Hadj Oumarou.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici