Cameroun : Des instituteurs de l’Eglise évangélique en grève à l’Ouest

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Alors que l’on parle de plus en plus de la cohésion sociale et d’apaisement au Cameroun, les employés de l’église Évangélique du Cameroun sont poussés dans la rue par certains de leurs bergers en soutane.

Source : Héraut

Des enseignants venus des départements des Hauts plateaux et du Koung khi se sont retrouvés à Bafoussam pour signifier leur ras le bol face à ce qu’ils ont qualifié d’imposture de la part de certains de leurs dirigeants qui mettent en péril leur avenir et celui de leurs progénitures. Le mardi 15 octobre aux premières heures du matin, ces seigneurs de la craie ont investi les locaux de l’inspection au lieu-dit Bafoussam-plateaux. Barricadant l’entrée du bureau de l’inspectrice récemment nommée en violation d’une décision de justice prise par le Tribunal de Grande Instance du Littoral. Ceux-ci ont été rejoints dans cette cause par certains de leurs collègues en service dans la Mifi.

Comprendre l’imbroglio…

Nommée par un le directeur national contesté en la personne de Nguefack Étienne, Madeleine Mopo Kom, pourtant très contestée à tout de même pris service le 3 septembre dernier. Elle était jusque-là surveillante générale au collège évangélique de Bangoua. Pourtant, selon les textes en vigueur ici, il n’y a que le conseil synodal général pour procéder à la désignation d’un responsable de ce rang.

Pire encore, personne n’a jamais mis l’œil sur ce mystérieux acte de nomination. Foulant aux pieds les instructions du TGI du Littoral, le révérend pasteur Samuel Hendje Toya à la tête de l’une des factions qui se déchirent devant les tribunaux n’en fait qu’à sa tête. Au grand mépris de l’esprit de cohésion de paix et d’amour du prochain, qui ont de tout temps constitués le socle sur lequel est bâtie l’église Évangélique du Cameroun.

En effet, les trois régions synodales de la Mifi, des Hauts plateaux et du Koung khi ont une seule inspection qui gère l’aspect éducation dans les trois départements. Pour rappel, il y a environ un mois que les enseignants grévistes de l’EEC ont remis un préavis de grève au directeur national de l’enseignement de cette église, basé à Douala, avec copie aux autorités administratives, judicaires et de la police locale, ainsi qu’aux responsables des régions synodales concernés.

Des va-t-en-guerre en soutane…

Comment comprendre l’attitude belliqueuse du révérend Hendje quand on sait que le 13 septembre dernier, les membres de la Dynamique pour la Refondation de l’Eglise Évangélique du Cameroun s’est réuni à Bangoua autour du patriarche Rev. Dr  Charles Emmanuel Njike, pour faire le point sur l’évolution de la situation de crise qui met à mal les fondements de cette église il y a plus de deux ans. Des résolutions ont été adoptées et les participants ont pris acte de la désignation par le Tpi de Douala d’un « directoire valant administration provisoire appelé à conduire la marche de l’Eec, dans l’attente de l’issue définitive de la procédure en annulation du processus électoral »

Les leaders et animateurs des deux camps, bref les chrétiens de l’église évangélique en général ont pourtant salué l’initiative et restent en prière afin que les démons de la division soient exorcises. Nos efforts allant dans le sens d’avoir la réaction du maître de céans ont été vains. Le pasteur Tiozang Marie Victor nous a fermé la porte au nez. Drôle d’attitude de la part d’un homme de Dieu

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