Cameroun : Dégringolade des performances de la SIC dont Célestine Ketcha Courtès est PCA

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Ahmadou Sardaouna depuis août 2019affiche un résultat de 128 millions de FCFA, soit une baisse de 81,7%. Incroyable.

Les résultats de la Société immobilière du Cameroun (Sic), entreprise à capitaux majoritairement publics (86%), ont reculé de manière spectaculaire au cours de l’année 2020, selon les statistiques officielles. Ils sont passés un de 127,9 millions de F au cours de la période sous revue (2020), contre 701,16 millions de F en 2019. En publiant ses états financiers pour le compte de l’exercice 2020, l’entreprise présente ainsi un résultat « approuvé » par le conseil d’administration tenu le 28 septembre dernier, mais qui représente une baisse de 573,18 millions de F entre les deux exercices, soit une performance baissière significative de 81,7%. L’entreprise n’explique pas ce résultat largement en baisse de 2020 qui est cinq fois moins performant que celui obtenu l’année précédente. Selon des sources proches de la Sic, cette chute de performance est essentiellement attribuée au phénomène de loyers impayés.

Mais, peut-on observer, cette baisse de résultat intervient dans un contexte où la l’entreprise cumule un manque-à-gagner global de 60 milliards de F, du fait de la pratique des loyers modestes. Car, selon le directeur général, Ahmadou Sardaouna, « Les logements de la Sic loués à 50 000 F par mois sont pour le standing équivalent loués par les privés à 200 000 F ». En outre, cette société fait face au phénomène des loyers impayés. Au point où, en janvier dernier, la Sic a engagé la résiliation du contrat de bail de 452 locataires pour insolvabilité. Ces insolvables occupent plus de 8% de son parc locatif. Bien plus, il s’est développé au fil des années le phénomène de sous-location.

Sous-location des anciens logements En d’autres termes, certains anciens locataires de la Sic devenus propriétaires d’une maison hors des camps Sic font de la sous-location de leur ancien logement social à des tiers. Ces manœuvres frauduleuses, entre autres, ont fait en  sorte que la Société accumule des résultats déficitaires successifs ces dernières années : – 4,4 milliards de Fcfa en 2016 ; -3,6 milliards en 2017 ; -4,05 milliards en 2018.

Signalons que dans le cadre de son activité principale de gestion immobilière, la Sic dispose, selon les dernières informations officielles, d’un parc locatif de 5 329 logements contre 5 355 en 2018, parmi lesquels 4 598 sont des locations simples privées, 257 sont utilisés par le ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières, 427 utilisés par le ministère de la Défense, 28 sont à usage de la SIC et 15 sont sinistrés.

Depuis 1952, date de sa création, pour promouvoir l’habitat social dans le pays, la Sic n’a pu construire qu’à peine 11 000 logements (le déficit en logement au Cameroun est estimé à environ 2,5 millions de maisons) de nos jours, dont seulement la moitié demeure dans son parc immobilier, tandis que l’autre moitié a été vendue aux particuliers, selon la formule location-vente.

Pour redynamiser ses performances, le conseil d’administration de la Sic a décidé le 29 septembre 2020 de procéder à l’augmentation du capital de l’entreprise publique d’un à 75 milliards de F, soit une hausse de 74 milliards de F.

Par Le Messager

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