Cameroun – De la démission de Michèle Ndoki du MRC de Maurice Kamto : Ce que j’en pense

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Par Jean Paul Ntsengue

La démission de me Michèle Ndoki est révélatrice de la non élection de son leader à la présidentielle de 2018!

Pourtant, elle est à féliciter pour sa brillante plaidoirie car en vérité, elle a bien fait son travail d’avocat. Comme je l’explique à l’occasion, la plupart de ceux qui ont suivi studieusement les débats devant le Conseil Constitutionnel siégeant pour vider le contentieux de l’élection présidentielle de 2018, ne savaient pas que Me Ndoki plaidait comme avocat. À ce titre, elle avait la possibilité de mentir, même en toute connaissance de cause. Car, l’avocat plaide ce que lui dicte son client et, même convaincu du caractère non-fondé des preuves qu’il produit, il doit défendre bec et ongles ce que la stratégie décidée par son client commande.

C’est exactement ce que Me Ndoki a fait lorsqu’elle a brandi les pages photocopiées des  PV établis par les Commissions départementales de supervision en prétendant qu’il s’agissait des originaux de PV non signés. Elle savait que pendant la conduite du procès électoral devant le Conseil Constitutionnel, le Président Clément Atangana la laisserait dérouler sans l’interrompre. Elle savait que le fait qu’elle dispose de la liberté de le faire sans être interrompue, créerait un doute dans l’esprit des téléspectateurs qui nombreux, ne pouvaient ni voir ces documents de près, ni comprendre ce qui se passait. Le Professeur Alain Fogue Tedom, le véritable metteur en scène de cette comédie judiciaire, lui avait dit que la rigueur de l’instance maintenue par la Cour Suprême siégeait comme Conseil Constitutionnel, s’était assouplie avec l’entrée en fonction du Conseil Constitutionnel. Il lui avait également expliqué qu’en produisant ces pages internes contenant les chiffres que la Commission nationale de recensement général des votes avait tout juste pour mission de vérifier et de rectifier en cas d’erreur, elle créerait le doute et donnerait l’impression qu’il s’agissait des exemplaires reçus par les 58 représentants du candidat Kamto au sein des 58 Commissions départementales de supervision (s’ils y ont effectivement siégé). Or, aucun représentant de ce candidat au niveau départemental n’a dénoncé le fait d’avoir reçu un PV non signé. S’il existe un seul représentant ayant dénoncé cela, qu’on me donne son nom, sachant qu’il risque la prison pour déclarations mensongères, diffamation, dénonciation calomnieuse et fraude électorale. Car, dans sa situation, il ne bénéficiera pas du droit de mentir qui a profité à Me Ndoki. D’ailleurs, interpellé par le  Président du Conseil Constitutionnel pour apporter des éclaircissements sur ces allégations de Ndoki, Alain Fogue qui était effectivement le représentant du candidat Kamto au sein de la Commission nationale de recensement général des votes, n’a rien dit. Pourtant, c’est « une grande gueule » à qui il ne faut pas donner l’occasion de parler (qui est fou ?). L’on comprend donc à la fin pourquoi Me Ndoki a déclaré récemment que : « Le Professeur Kamto n’a jamais gagné l’élection présidentielle de 2018. C’est pourquoi, je ne l’ai jamais appelé Président élu »!

Stop au mensonge, à la manipulation et à l’imposture!

  • Jean Paul Ntsengue

Expert électoral sénior certifié à l’international

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