Cameroun – Covid-19 : La surenchère de Nalova Nyonga, Etoundi Ngoa et Fame Ndongo

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Alors que la pandémie n’a pas eu l’effet escompté au sein de la population, et que la vie reprend peu à peu son cours normal, les ministres en charge des domaines éducatifs entretiennent la psychose dans les esprits et créent la panique au sein de l’opinion.

Par Essingan

Marchés et supermarchés bondés. Taxis pleins, bus et autres véhicules de transport chargés à ras bord. Boîtes de nuit en fonctionnement normal, sans oublier les débits de boissons et les snacks bars. Les centres urbains camerounais offrent depuis un moment un spectacle de reprise de la vie normale, comme avant La pandémie du Coronavirus, sans que cela n’émeuve ou n’outrage les autorités, avec en sus, une absence caractérisée du masque faciale, dont l’exigence est presque  tombée dans l’obsolescence de la décision gouvernementale l’ayant institué, en dehors de quelques administrations où son port est resté au demeurant symbolique.

C’est dans ce climat d’une pandémie fantôme qui a cependant coûté cher au contribuable camerounais, que les ministres en charge du secteur de l’éducation et celui de la santé publique, continuent à entretenir une psychose au sein de la grande famille des enseignements de base, secondaire et supérieur, mettant ainsi parents et apprenants dans un climat d’incertitude et de peur. Hypothéquant par là même, une préparation sereine de la rentrée scolaire et académique 2020/2021. L’année 2019/2020 s’étant déjà achevé avec un son de cloche on ne peut plus dissonant.

Comment comprendre que dans un pays qui a placé des moyens conséquents pour combattre le Covid-19, renforcé en cela par des mesures gouvernementales strictes, et qui proclame par la voix des autorités sanitaires, avoir maîtrisé la pandémie, on laisse libre cours aux comportements d’avant confinement, pratiquement dans tous les domaines de la vie, et imposer des restrictions à la formation de la jeunesse. « Nous avons déjà du mal à atteindre nos objectifs, en termes de programmes, en temps normal, s’il faut encore adopter la mi-temps, vous comprenez que le temps imparti sera insuffisant, et c’est peu de la dire, avec le découpage actuel qu’on veut faire de cette année scolaire », confie un enseignant de langue d’un lycée de Yaoundé.

Incongruités

Alors même que d’autres secteurs d’activités ont repris le cours normal, à l’instar des transports, des commerces (marchés, supermarchés et grandes surfaces…), bars, snacks bars et boîtes de nuit, l’école se retrouve obligé de payer le lourd tribut de la psychose entretenue, post Covid, pour à nouveau ouvrir une brèche dans la ligne des dépenses liées à la lutte contre cette pandémie, tout en enfonçant au rabais, la qualité d’une éducation ardemment critiquée par les professionnels du domaine. Au nom de la lutte contre la pandémie, les années scolaire et académique 2019/2020 et 2020/2021 au Cameroun tendent à s’inscrire dans l’histoire, comme des années ayant incarné la sous-éducation, pas du fait des enseignants et des apprenants, encore moins du fait de…

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