Cameroun : Coup d’Etat en projet ou les dessous de l’humiliation de Paul Biya à Paris

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Les Occidentaux avec en tête les Américains et les Français ont décidé d’en découdre avec le président Paul Biya. Depuis quelques mois, une grosse machination est en branle pour atteindre cet objectif. Seulement, comment réussir ce coup de force face à l’armée qui demeure indéfectiblement fidèle au président camerounais ?

Source : La Nouvelle

Tous estiment que le président Paul Biya est un habile stratège. Mieux, il est un excellent boulanger. Car depuis des années, il réussit à rouler tout le monde dans la farine pour conserver son pouvoir et demeurer indéfiniment à la tête du Cameroun. Même l’ancien ambassadeur de France au Cameroun, Gilles Thibaut en fait la pertinente observation. L’on apprend même qu’en se confiant en petits comités, il aurait déclaré qu’à chaque fois qu’il a abordé la question de sa succession au regard de son âge et surtout dans la perspective de la préservation des intérêts de la France, le chef de l’Etat camerounais l’a toujours tourné en bourrique.

Ne lui laissant aucune possibilité de mettre véritablement un nom parmi la maigre brochette de dauphins putatifs qui sont cités comme tels en hauts lieux : Sadi René, Laurent Esso, Alamine Ousmane Mey, et autres, Louis Paul Motaze. Pour le diplomate français, le président Paul Biya difficilement cernable sur le sujet, préfère chaque fois s’enfermer dans un bunker administratif qui entretient résolument un mutisme total sur l’inévitable transition à la tête du pays, en mettant sur orbite un secrétaire général de la présidence de la République puissant et omniprésent à qui il a accordé ces derniers mois beaucoup de pouvoir et de privilèges.

Un vrai paradoxe quand on sait qu’il garde la main sur le haut commandement militaire où sont placés à des postes stratégiques ses irréductibles fidèles. Pour le président Paul Biya en effet, dans une démocratie, le dernier mot revient au peuple souverain à travers les mécanismes constitutionnels en place. D’ailleurs, le président Paul Biya se rappelle très bien comment la France avait manœuvré pour tromper  son prédécesseur Ahmadou Ahidjo, afin de l’installer au pouvoir. Il sait aussi que depuis qu’il a décidé de diversifier les partenariats du  Cameroun avec des pays autres que la France et les Usa, il n’est plus en odeur de sainteté à Paris et à Washington.

Aujourd’hui, la tentation serait trop forte dans ces 2 capitales de  présenter une éventuelle éviction du président Paul Biya comme un acte humanitaire. D’où assurément, ces derniers temps, l’instrumentalisation du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) de Maurice Kamto et ce soutien voilé et non assumé, accordé aux sécessionnistes anglophones.

Seulement, toutes les stratégies de déstabilisation déployées jusque-là pour venir à bout du régime d’Etoudi semblent avoir démontré leurs limites. Que ce soit avec Boko Haram dans le Septentrion, les velléités de déstabilisation et d’infiltration à l’Est, la crise sécuritaire dans le Sud-Ouest et le Nord-Ouest anglophones. Ou encore l’insurrection populaire que tente vainement d’orchestrer Maurice Kamto avec le « hold-up électoral ».

Manœuvriers de l’ombre

Nos sources précisent même qu’en ayant recours, il y a quelques mois, à une Ong helvétique dénommé Humanitarian Dialogue (Hd) comme médiateur entre les leaders sécessionnistes anglophones et le gouvernement camerounais, le but poursuivi par les initiateurs de l’ombre, était de trouver in fine un successeur occasionnel au président Paul Biya, en procédant à un méticuleux casting dans ses propres rangs. Les noms de Ferdinand Ngoh Ngoh et de Paul Atanga Nji sont ainsi avancés comme ayant été choisis pour devenir ce président et vice-président d’occasion susceptibles de remplacer Paul Biya à Etoudi. Pour nos informateurs, le projet aurait été éventré à cause de la réticence de ces 2 fidèles du président Paul Biya à coopérer. Ce d’autant plus que les manœuvriers de l’ombre semblent avoir été pris de court par la promptitude du président Paul Biya, bien coaché par son épouse Chantal, à organiser contre toute attente, le Grand dialogue national.

Et à élargir les sécessionnistes anglophones et les militants du Mrc. Lesdits manœuvriers ont-ils pour autant baissé la garde ? Mais alors, quel rapport avec l’arrestation de 3 espions américains et britanniques à la résidence de Ferdinand Ngoh Ngoh, il y a quelques semaines à Nyom dans la périphérie de Yaoundé ? Ceci à la veille du départ de Paul Biya pour le Forum de la Paix à Paris…

Pour répondre à toutes ces questions, ceux qui maîtrisent les entrelacs des rapports actuels entre l’Elysée et Etoudi affirment que les dirigeants français sont suffisamment informés sur l’état de santé du président camerounais. En l’invitant à Paris au Forum de la Paix, ils auraient subtilement misé pour le piéger, sur son état physique pour démontrer en mondovision ses inaptitudes physiques actuelles à continuer à trôner à la tête du Cameroun.

Intérêts égoïstes

Au finish, on a davantage l’impression que toutes ces manœuvres sont faites pour préparer une opinion internationale friande d’un départ forcé du président Paul Biya de la tête du Cameroun. Car pour ces Occidentaux, il est devenu encombrant, infréquentable. A tout le moins, la France semble disposée à poser un acte fort de destitution du président camerounais, au nom de la démocratie et des droits de l’Homme. Malheureusement pour elle, le peuple camerounais […]

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