Cameroun – Code électoral : Ce fantôme qui fait peur au Rdpc

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Par Serge Aimé Bikoï

Il est clair qu’à la lumière discours de Maurice Kamto, deux points déterminent l’organisation des nouvelles consultations électorales populaires. Il s’agit de la résolution du conflit armé dans les zones anglophones et la réforme consensuelle du code électoral. La refonte de la loi électorale a, depuis des années, été une exigence des forces politiques de l’opposition camerounaise, mais le régime est resté inflexible aux propositions faites par bien par bien de leaders.

Même les sirènes du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) ont tenté, lors de la tenue des assises du grand national, de proposer le toilettage du code électoral. Mais, jusqu’à ce jour, cette proposition substantielle faite par le sultan Ibrahim Mbombo Njoya est restée lettre morte, aucune force interne du parti au pouvoir n’ayant bougé jusqu’ici. Cette exigence est aussi posée par les formations politiques de l’opposition camerounaise depuis la création de l’Observatoire national des élections (Onel 1 et Onel 2) et depuis la naissance de Elecam. Des leaders qui émettent donc la proposition du toilettage de la loi électorale justifient que cette action permettrait de garantir la crédibilité et la fiabilité du processus électoral et donnerait les mêmes chances à tous les candidats engagés dans les différents scrutins. Dans les états-majors des différentes entités politiques, l’une des priorités consiste à proposer une alternative au code électoral actuel truffé d’insuffisances.

La réforme de la loi électorale intègre plusieurs déterminants au rang desquels figurent l’introduction d’un bulletin de vote unique, la redistribution des circonscriptions et l’informatisation complète du processus électoral. A ces trois invariants, d’autres figures politiques avaient ajouté une biométrie intégrale, l’exploitation d’identification de la Délégation générale à la Sûreté nationale (Dgsn) pour établir le fichier électoral. Dans cette dynamique d’offre de propositions, le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (Mrc), le Sdf, l’Union démocratique du Cameroun (Udc), le Purs, l’Offre orange, etc. avaient émis le vœu que la majorité électorale soit réduite à 18 ans et que le vote soit obligatoire pour les Camerounais ayant atteint cette majorité. Pour ce faire, des leaders de ces formations politiques ont soutenu que la nationalité camerounaise doit être inaliénable pour permettre le vote des compatriotes ayant une ou plusieurs nationalités.

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