Cameroun : Charlotte Dipanda casse la baraque en politique

0
780

La chanteuse camerounaise rentre dans la danse de son « parrain » Richard Bona très virulent envers le régime de Paul Biya. Lire l’analyse de Mbamy de Fochada, Leader de la Convergence Panafricaine

« Moi je pense qu’il est temps qu’on nous propose autre chose. Il est temps que le Cameroun se développe parce que, quand il n’y a pas alternance, il n’y a pas vraiment de développement possible. L’État actuel est arrivé à bout de ce qu’il pouvait proposer et que humblement il gagnerait à céder la place à une nouvelle gouvernance sans rancune… »

Tels sont les propos attribués à la chanteuse camerounaise de talent Charlotte Dipanda, auteure de plusieurs tubes à succès depuis son duo avec Jeannot Hens au début des années 2000 ou ce duo magique avec Sergeo Polo en 2003, « Pardonne-moi ».

Pour ceux qui suivent l’actualité et si ces propos sont d’elle, la sortie de Charlotte Dipanda, qu’on retrouve dans la presse camerounaise ce matin ne surprendrait pas. Elle se mettrait alors dans la même gamme que son confrère dont elle semble proche, Richard Bona, qui est très virulent envers le régime de Yaoundé.

Analyse

Comment comprendre et percevoir  le cri de détresse de l’artiste charlotte Dipanda en faveur de l’avènement impératif d’un changement pour le développement du Cameroun ?

Peut-être que par la proximité sociologique avec certaines personnes qui lui sont proches ou intimes, et qui par ailleurs sont aussi ses compatriotes camerounais,  l’artiste Charlotte Dipanda a pris cette position pour le changement de régime qui ne caresse pas le pouvoir en place.  Mais en tant que citoyenne camerounaise,  elle a le droit à la parole.

Oui en tant que citoyenne et électrice, cette artiste a comme toi et moi, le droit de participer à la vie politique du Cameroun et même d’appeler à un changement de régime ou de dirigeants à la tête de l’Etat. C’est son opinion et nous devons la respecter même si nous la partageons pas. Ainsi le commande et le veut les principes démocratiques car nous sommes, sauf à démontrer le contraire, encore dans un pays où les expressions politiques plurielles et différentes doivent exister pour contribuer à sa construction. Sinon nous sommes en train de sombrer dans le règne brutal et abject de la dictature de la pensée unique et unilatérale qu’on impose par l’intimidation et la terreur.

Sa sortie, pour nous qui militons pour la rupture totale avec l’ordre néo colonial aujoulatiste au Cameroun,  ne frise aucun irrespect pour le peuple camerounais, au regard du fait que le peuple dont elle même fait partie comme nous aussi, est souverain et détenteur de tous les pouvoirs. C’est au peuple camerounais, c’est à dire à nous que nos dirigeants élus et non élus, doivent rendre compte de leur gestion, de leur gouvernance et présenter leurs bilans pour appréciation ou critique. Chacun a donc le droit d’apprécier ou de critiquer, positivement ou non,  l’action du pouvoir et du gouvernement sans courir le risque de recevoir une volée de bois vert.

Seulement la gouvernance actuelle du Cameroun, notre pays que nous aimons tous, est très questionnable. Dans cette perspective, beaucoup comme toi et moi, auraient surement voulu qu’une autre équipe soit au pouvoir dans le cadre d’une alternative crédible au système néo colonial aujoulatiste qui s’avère être un cancer pour la bonne marche du Cameroun à court, moyen et long terme. C’est ce sentiment que l’artiste exprime maintenant à haute voix, quand elle dit et appelle maintenant le Cameroun au changement.

Ceci résulte peut être d’une prise de conscience et d’un réveil tardif de sa part, par rapport aux autres citoyens, qui ont compris hier, et elle seulement maintenant, que ce changement que nous voulons tous, va donner un nouveau souffle à notre cher et beau pays, afin de  l’engager sur le chemin du progrès et du développement véritable, de manière à ce que la jouissance effective des fruits de la prospérité et de la croissance soient garantis à tous et non seulement perceptible de loin comme un mirage ou un bout du tunnel que nous n’atteignons pas.

Oui, il est temps pour tous de prendre conscience avec l’artiste et de comprendre ainsi que nous avons l’obligation et le devoir de développer le Cameroun, pour notre bien être maintenant et surtout pour celui des générations futures auxquelles nous céderons la place demain.

C’est pourquoi je pense qu’il faut rester gentlemen et non glisser vers la politique politicienne qui a fait son lit chez nous, avec cette propension chronique à vouloir toujours justifier l’injustifiable, à dénaturer et travestir les faits et évidences indiscutables, à mentir et à manipuler les consciences des masses qui aspirent aux lendemains meilleurs et qui luttent au quotidien pour survivre et non vivre dans un pays bourré de talents, de potentiels et de richesses.  Nous voyons, au regard du malaise politique généralisé qui plombe l’évolution et l’avancé du Cameroun, qui a mal à son unité nationale, à cause de l’exacerbation du tribalisme et de la lecture politique tribale de presque tous les actes qui sont contraires à notre volonté personnelle ou alors à nos options, qu’un surtout nationaliste et patriotique s’impose à chaque camerounais afin qu’ensemble nous posons les bases de ce nouveau Cameroun riche de sa diversité et véritablement indépendant et souverain, pour définir ses choix pour la culture de la paix, de son unité nationale  à travers les brassages des populations, ainsi que de la coexistence harmonieuse entre ses différentes ethnies et tribus.

L’intolérance et les violences ne peuvent pas contribuer à édifier la paix, l’union, la stabilité et la coexistence pacifique dont nous avons tous besoin, pour faire de l’Afrique en miniature qui est le Cameroun, un modèle à suivre en Afrique et dans le monde. Toute action qui cristallise et conforte le pourrissement actuel de notre pays et de notre société,  rongés par les maux et fléaux dont le pouvoir en place n’arrive pas à juguler et qui nous font à tous du tort, directement ou indirectement, est pour moi malvenue.

Donc même si elle, Charlotte Dipanda, notre sœur et concitoyenne, a bénéficié hier des passes droits et autres avantages et privilèges de ce régime, qui excelle par sa gouvernance problématique, caractérisée aussi par des injustices criardes, il n’en demeure pas moins qu’elle à finalement compris, comme beaucoup d’autres citoyen, que le modèle de gouvernement actuel et de gouvernance du Cameroun de nos jours, est très dangereux au présent et dans le futur pour l’ensemble des camerounais, y compris ceux qui sont au pouvoir et leurs différents soutiens.

Son réveil s’il est sincère, à travers son cri de détresse, symbolise et signifie que tôt ou tard, chaque camerounais ou humain, qui se soucie de l’intérêt général, de la bonne gouvernance, du bien-être de l’ensemble du peuple, se réveillera comme elle, et prendra position pour le changement en Afrique et dans ce pays, comme moi j’ai personnellement pris position avec la Convergence Panafricaine pour le changement du système en place maintenant, à travers son démantèlement total et la mise en œuvre de la V.I.S.I.O.N POUR UN ÉTAT PROVIDENCE.

Oui, nous devons pour sortir de cette quadrature de cercle infernale, de ce cercle vicieux et perpétuel, prendre tous position contre la continuité du système en place: l’ordre néo colonial Aujoulatiste qui est conçu et programmé pour maintenir notre pays, le Cameroun, dans la servitude monétaire et économique ainsi qu’une dépendance et domination politique tout azimut, car quel que soit notre président et nos élites, dans cet ordonnancement politique néo colonial en place, ils rendront toujours compte à l’oligarchie capitaliste et impérialiste qui nous dicte les grandes lignes de la marche à suivre.

Quand nos dirigeants, décideurs et élites ne se proclament pas les meilleurs élèves afin de conserver leurs privilèges et pouvoirs dans notre enclos colonial, ils ne recherchent que l’adoubement des maitres et leurs recommandations, nécessaires pour leur élévation sociale et politique dans ce système où la méritocratie et le normal ont été sacrifiés depuis longtemps au profit de l’inertie qui nous entraine dans cette passivité maladive face à toutes les dérives et manquement dont le peuple est la victime expiatoire.

C’est pourquoi au lieu de nous déchirer entre nous pour nous affaiblir comme le veut le système en place, nous devons tous nous donner la main pour constituer la synergie nécessaire au triomphe de notre libération totale du joug de l’oppression impérialiste et capitaliste, en luttant dès maintenant pour une réelle indépendance et une souveraineté totale du Cameroun, quel que soit notre bord sociologique, à l’exemple des premiers nationalistes, indépendantistes et patriotes du Cameroun. Regardons les combats et les cations de ces précurseurs de notre lutte  dont les sacrifices  doivent demeurer pour nous un phare et une source d’inspiration pour la révolution panafricaine libératrice qui est maintenant le projet majeur autour duquel nous devons impérativement nous rassembler, pour ensuite y adhérer sans réserve et participer naturellement  à sa mise en œuvre. Affilons-nous tous à la Convergence Panafricaine pour mener cette lutte légitime, légale, noble et louable pour la liberté, la restauration de notre dignité et la renaissance africaine. Ensemble, rendons l’impossible possible. Ensemble, nous sommes invincibles.

Mbamy de Fochada, Leader de la Convergence Panafricaine

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici