Cameroun : Charles Nforbang du Sdf reconnaît sa défaite aux Municipales à Douala 5e et accuse

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Après le double scrutin déroulé hier au Cameroun et bien avant la publication des résultats, cet acteur de la société civile camerounaise, qui s’est lancé dans la compétition pour le compte du Sdf, parti de John Fru Ndi se montre plutôt fair play, contrairement à certains candidats. Voici la déclaration qu’il vient de publier :

« Nous avons perdu, mais gagné en leçons. Le pays va encore plus mal.

Le vote a eu lieu. Les résultats en notre possession placent le RDPC en tête, le PCRN en second et le SDF en troisième position aux municipales à Douala 5e.  Je ne serai donc pas conseiller Municipal cette fois et c’est partie remise.

Je vous remercie pour tout le soutien et salue la percée du PCRN et de sa jeunesse. Le RDPC est resté fidèle à lui-même, constant dans la fraude par l’achat des consciences. J’ai supervisé les élections dans trois centres de vote comptant 20 bureaux. Ici, on trouvait des émissaires du RDPC, qui faisaient voter des électeurs pour quelques billets de banque.

La leçon que j’en tire est qu’au Cameroun, le vote est devenu définitivement communautaire. Les électeurs des bastions ou village  Bassa sont sortis en masse plébiscités le PCRN. C’est dans ces zones qu’on trouve les plus forts taux de participation. Au centre de vote de l’école Saint Kisito  NDOGBATI 2 par exemple, plus de ¾ des inscrits sont venus voter. Il fallait même s’aligner et se bousculer pour accomplir son devoir citoyen. Ici, le PCRN s’en sort parfois avec des avances de plus d’une centaine de voix sur les autres.

Les Anglo-Bamis sont par contre ceux qui ont le plus respecté le mot d’ordre du Boycott. A Makepe Missoke et dans le grand Bepanda, à peine ¼ des inscrits sont venus voter. Le SDF s’est classé en tête dans tous les bureaux, mais avec des scores étriqués.

Le RDPC, dont les militants ne sont pas concernés par le boycott sont restés constants. Le parti a associé à leur vote, l’achat des consciences des jeunes et des femmes. J’en retiens que dans ce pays, au-delà de tout, le RDPC a aussi des militants fidèles, qui, pour une raison ou une autre croient en ce parti.

Ces élections confortent l’enracinement des clans, du communautarisme et la préservation des privilèges acquis. On y comprend  que les candidats ne sont pas élus pour un quelconque projet de société. On y apprend aussi que la famine, les difficultés de la vie, la quête de la pitance quotidienne, le culte de la personnalité des leaders politiques enivrent les Kamerunais. On en tire la leçon, que, pour une communauté bien identifiée, une communauté adepte de la fourberie, que je refuse de nommer ici, le pays peut basculer à gauche ou à droite, sombrer, mais tant que leurs privilèges ne sont pas menacés, cette communauté reste imperturbable.

Je reste confiant qu’un autre Kamerun est possible. Un Kamerun où on pensera d’abord au pays, avant de penser à soi ».

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