Cameroun : Ces pernicieux invités au Grand dialogue national

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Selon une enquête du journal Signatures, l’argent est le premier invité, ceux qi niaient le problème anglophone au Cameroun également, tout comme les opportunistes comme le Cameroun sait en fabriquer.

L’actualité du Grand dialogue national en cours, recèle d’histoires croustillantes d’argent, goulûment récupérées par la presse. Il y a celles des per diem remis pour les commodités de transport à différentes délégations, qui ont occasionné méfiance et déchirements. Ainsi au Conseil National de la Jeunesse du Cameroun (Cnjc), la brouille a-t-elle pris la forme d’un communiqué du Secrétaire général dénonçant le manque de transparence de la deuxième vice-présidente, qui n’a pas pu, su ou voulu répartir équitablement la somme déclarée ; encore qu’on la suspectait d’avoir dissimulé une partie du pactole.

Il y a également celles de tonitruants communiqués qui déclarent n’avoir rien perçu, comme s’il s’agissait des primes des Lions après une victoire. Et puis bon Dieu, pourquoi tiennent-ils tant à nous le faire savoir ? Il y a enfin les histoires de ceux qui tout en percevant l’enveloppe, se demandent si elle ne constituait pas la finalité pour de nombreuses personnes et associations reçues par le Premier ministre. Il se murmure en effet que plusieurs de ses interlocuteurs des deux précédentes semaines n’avaient aucune proposition, mais ont joué des coudes pour

le rencontrer juste dans le but de toucher ce qu’ils considèrent comme une prime de participation.

Cette participation à tous les prix a donné lieu comme d’habitude au Cameroun, à de cocasses anecdotes. «Frappes» De petits malins ont en effet profité de la naïveté intéressée d’individus et d’administrations obsédés par la participation au Dialogue national, pour leur soutirer d’importantes sommes d’argent, en faisant croire à ces brebis à tondre que la contribution au forum était à ce prix.

Plus grave, hommes d’affaires et sociétés d’Etat se sont fait plumer, parce que croyant contribuer à l’organisation de ces assises. Il a en effet circulé des correspondances émanant prétendument des plus hautes autorités de l’Etat, mandatant leurs porteurs de recouvrer les sommes nécessaires à l’organisation de la grand-messe. En langage camerounais, cela s’appelle une «Frappe», c’est-à dire une escroquerie bien pensée, bien organisée et rondement menée.

Dans tous les cas, les escrocs ont simplement profité des rêves tantôt cupides, tantôt ambitieux mais toujours intéressés de personnes qui tiennent à tirer profit du Dialogue, faisant craindre que ces dérives ne déteignent sur la qualité des travaux et les résultats escomptés. Malheureusement il n’y a pas que l’argent. Les participants même à ce dialogue n’ont pas tous à cœur d’œuvrer pour une l’issue heureuse des travaux.

Intéressés

Il y a en effet parmi ceux qui sont assis sous l’arbre à palabre, d’irréductibles conservateurs et fieffés roublards, qui hier encore proclamaient qu’il n’y avait pas de problèmes au Cameroun, encore moins un problème anglophone. Elles ont essayé de faire croire en toute invraisemblance, que la décentralisation était effective ; que les routes,   les hôpitaux, les dispensaires fleurissaient de partout, que l’accès à l’eau et à l’électricité était une réalité, que la pauvreté était endiguée…bref, que le Cameroun était un pays de cocagne où coule à flot lait, or et miel. Quelle peut bien être la contribution de cette catégorie habituée à ressasser les thèses officielles, quand bien même celles-ci viennent à changer ?

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