Cameroun : Ce qui la DGI a apporté au budget de l’Etat en 2018

0
22

La Direction générale des Impôts (DGI) du Cameroun a mobilisé 2212 milliards FCFA. Tel est le bilan 2018 fait état d’une hausse de 145,3 milliards FCFA par rapport à 2017, où 2 066,7 milliards FCFA ont été collectés. De façon détaillée, le Rapport annuel 2018 de la DGI fait un tour d’horizon des activités qui auront contribué à l’atteinte des résultats obtenus.

Source : Rapport annuel 2018 de la Direction générale des Impôts

Les recettes des impôts et taxes intérieurs comprennent les ressources issues des prélèvements obligatoires sur les revenus et activités réalisées à l’intérieur du territoire national, qu’ils soient directs (impôt sur le bénéfice des personnes morales (IS) et impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) ou indirects (Taxe sur la valeur ajoutée intérieure, taxe spéciale sur les produits pétroliers, droits d’accises, …).

Elles sont de la compétence de la DGI et ont représenté 41,3% du total des recettes budgétaires de l’État en 2018. Les recettes douanières comprennent les droits de douane tels qu’issus de l’application du tarif extérieur commun (TEC), la TVA sur les importations, les droits d’accises et autres précomptes d’impôts prélevés à la porte. Elles sont de la compétence de la DGD et ont représenté 16,3% du total des recettes budgétaires de l’État en 2018.

Les recettes pétrolières sont composées essentiellement des redevances pétrolières transférées par la SNH au trésor public et ont représenté 8,4% du total des recettes budgétaires de l’État en 2018. Les autres recettes sont constituées des ressources non fiscales à l’instar des recettes de service, des cotisations pour la retraite et du droit de transit du pipeline.

Elles sont pour l’essentiel de la compétence de la DGB et ont représenté 3,9% du total des recettes budgétaires de l’État en 2018. Les dons représentent des encaissements non remboursables et sans contrepartie provenant des versements non obligatoires d’autres administrations publiques, nationales ou étrangères, ou d’organisations internationales. Les emprunts sont constitués des opérations remboursables des administrations publiques, par lesquelles celles-ci contractent des engagements envers des tiers. Les emprunts et dons ont représenté 30,1% du total des ressources de l’État en 2018.

Crise anglophone

La persistance de la crise sécuritaire dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest a impacté très fortement les rendements des deux régions fiscales. En glissement annuel, le rendement du Nord-Ouest recule de 4,7% et celui du Sud-Ouest est en retrait de 7,7%. Le même impact est également constaté sur certaines entreprises de la DGE. Entre 2017 et 2018, les chiffres d’affaires réalisés dans les deux régions se sont effrités. Les chiffres d’affaires de toutes les entreprises du secteur brassicole (-31,8%) sont en recul, en glissement annuel, notamment Guinness (-54,6%), SABC (-25,0%), UCB (-25,3%) et Source du pays (-31,7%). La téléphonie mobile a régressé de -24,3%, notamment MTN (-21,1%), Orange (-14,7%), Viettel (-30,6%) et MTN Mobile Money (-72,7%). Le secteur bancaire fait aussi grise mine avec un chiffre en chute de -33,2%, principalement la BICEC (-41,8%), la SGC (-32,1%) et Ecobank (-43,4%). La cimenterie (-27,6%) n’est pas au mieux de sa forme. Dangote accuse -32,6%. Idem pour Cimencam (-22,0%) et Cimaf (-24,2%) qui subissent de plein fouet les effets de la crise. Sans oublier l’agro-alimentaire (-32,5%) dont les principales cibles sont Nestlé (-32,8%), Chococam (-38,0%), Camlait (-30,0%) et Panzani (-17,7%).

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici