Cameroun / BIR : Le gouvernement répond à Médiapart

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Le ministre de la Communication, Porte-parole René Emmanuel Sadi, a fait une communication dans ce sens aujourd’hui 22 septembre 2019 à Yaoundé.

René Emmanuel Sadi renseigne que le Gouvernement camerounais a pris connaissance d’un ensemble d’allégations mensongères et de contre-vérités, diffusées dans certains médias internationaux, et tendant à jeter le discrédit, de façon générale, sur les Forces Nationales de Défense et de Sécurité, et singulièrement, sur le BIR, le Bataillon d’Intervention Rapide, une unité d’élite engagée sur plusieurs théâtres opérationnels, dont le dévouement et la bravoure, l’héroïsme et les faits d’armes, sont appréciés de tous et salués par la Nation entière.

La presse étrangère qui est pointée du doigt semble « bien connue ». Elle « amplifie ainsi, à travers des vidéos grossièrement montées, et des récits inventés, en déphasage avec la réalité des faits, des données infondées, publiées le 19 septembre 2019, par « Médiapart », un média en ligne, coutumier de publications essentiellement à charge contre le Cameroun », accuse le Mincom camerounais, qui précise les circonstances.

« En effet, sous le titre, « Au Cameroun, les basses œuvres d’une unité spéciale équipée par la France », il est fait état, entre autres, de ce que, « le Bataillon d’Intervention Rapide, une unité d’élite de 5 000 soldats, est soupçonné de pires exactions dans ‘’ des chambres de tortures secrètes’’»

Par ailleurs, rappelle René Emmanuel Sadi, « il y est indiqué de façon péremptoire, que « du matériel militaire français est utilisé contre les populations du Cameroun », et que « le BIR est régulièrement accusé de violer les droits de l’Homme et de réprimer, sous couvert de la lutte anti-terroriste, les populations locales.»

Ces sycophantes ajoutent que « des véhicules militaires de type ‘’ Bastion’’, de fabrication française, sont utilisés par le Bataillon d’Intervention Rapide, qui occupe l’un des plus grands centres de torture clandestin», et que « dans le Sud du pays, où l’armée camerounaise réprime dans le sang la minorité anglophone, le BIR utilise également ces blindés fabriqués en France.»

Ils affirment enfin, non seulement que « des armes françaises servent au régime du Président Paul BIYA, à affamer, assujettir un peuple ou à réprimer violement les civils, en toute violation des droits et traités internationaux», mais aussi, que « dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, le BIR procède à des interventions de ‘’contre insurrection’’, visant à couper les populations civiles des insurgés, des méthodes qui leur ont été enseignées par des formateurs français, américains, et israéliens, selon les principes élaborés par la France, à l’époque des guerres d’Indochine et d’Algérie, et perfectionnés par les Américains en Irak.»

Jouant bien son rôle de porte-parole du gouvernement camerounais, le Mincom martèle que « le gouvernement réfute sans réserve, ces élucubrations fantaisistes et ces affirmations gratuites de quelques médias étrangers en mal d’inspiration et en quête de sensationnel, qui n’ont de cesse de jeter l’opprobre sur l’armée camerounaise, dont nous saluons le loyalisme, l’esprit de sacrifice et le dévouement.

Aussi, le Gouvernement, par ma voix, entend-t-il réitérer aux Forces Nationales de Défense et de Sécurité, toute l’estime du peuple camerounais, et la haute confiance du Chef des Armées, le Président de la République », dixit le Mincom, René Emmanuel Sadi.

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