Cameroun – Affaire PAD/Bolloré : Le ministre de la Justice Laurent Esso aurait-il tourné le dos à Paul Biya

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Par le journal La Nouvelle

La question mérite d’être posée au détour de l’affaire Pad-Bolloré qui a connu un rebondissement la semaine dernière à la Cour commune de Justice et d’Arbitrage d’Abidjan (Ccja). Que ce soit au commencement de ce feuilleton judiciaire au Cameroun, qu’à Abidjan, la posture du ministre d’Etat, ministre de la Justice, garde des Sceaux, Laurent Esso, est questionnable. L’homme d’affaires français, Vincent Bolloré, ne peut que se frotter les mains de bénéficier ainsi des égards de la chancellerie en attendant un retour d’ascenseur le moment venu. Evitez surtout de suivre notre regard. Dans son dossier de la semaine, votre journal vous plonge dans les non-dits de l’affaire Pad – Bolloré. Explosif !

Pour certains observateurs, le feuilleton judiciaire entre le Port autonome de Douala (Pad) et la Douala International Terminal (Dit) du groupe Bolloré laisse penser que le ministre d’Etat de la Justice, Garde des Sceaux, Laurent Esso, candidat présomptif au fauteuil présidentiel après Paul Biya, bénéficierait du soutien de l’homme d’affaires français Vincent Bolloré. Au regard de tout ce qui se dit à la périphérie de cette affaire, ceci pourrait-il alors expliquer cela ? Esquisse de décryptage.

Ce qui est indéniable c’est que l’affaire qui oppose depuis quelques temps le groupe Bolloré au Port autonome de Douala fait des vagues qui inondent à profusion le sommet de l’Etat. Au ministère de la justice, même si personne ne veut l’avouer ouvertement, la position de la présidence de la République est néanmoins connue de tous. Au point où certains observateurs qui croient maîtriser les dessous de ce dossier en viennent à se demander ce qui pourrait expliquer le silence suspect du ministre d’Etat Laurent Esso. Et surtout ces instructions contraires que la chancellerie a toujours dictées dans cette affaire. Pour eux, dès le déclenchement de cette affaire au Cameroun, l’on aurait dit que tout avait déjà été C savamment orchestré pour que les juges saisis de ce contentieux, ne disent pas le droit. Un droit qui, pour de nombreux observateurs avertis, serait à l’avantage du Port autonome de Douala.

L’on apprend ainsi que c’est la triste expérience étrangement vécue, aussi bien au Tribunal administratif du Littoral dans le cadre du contentieux de la suspension de l’appel d’offre qu’au niveau de la chambre administrative de la Cour suprême. Le même phénomène, confesse un haut cadre au ministère de la Justice, s’est aussi reproduit dans la procédure de l’annulation de l’appel d’offre et de celle liée à la suspension de l’exécution de la résolution mettant en place la Régie du Terminal à Conteneurs (Rtc). Pour ce haut cadre qui a fortement requis l’anonymat, malgré toutes les impossibilités juridiques décelées çà et là, le Tribunal administratif du Littoral n’aura pas du tout peiné à rendre une décision expéditive à l’avantage du groupe Bolloré. Et ce, au détriment de tous les obstacles de droit qu’aura présentés pour la circonstance le Pad.

A en croire d’autres indiscrétions, d’autres nombreux observateurs moins distraits sur ce qui se passe ainsi autour de cette affaire, subodorent même la main scélérate du ministre d’Etat Laurent Esso au niveau international où se poursuit le contentieux entre le groupe Bolloré et le Pad. A ce niveau, tout laisse ….

La Suite dans les kiosques ce lundi

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