Cameroun – Affaire Mebe Ngo’o : Que fait Victor Menye à Kondengui ?

0
944

La question brûle les lèvres de nombreux observateurs après avoir pris connaissance qui ont pris connaissance de l’ordonnance de renvoi du juge d’instruction par devant le Tribunal criminel spécial (Tcs).

Par La Nouvelle

C’est depuis plus de 18 mois qu’Emmanuel Victor Menye, banquier à la retraite est incarcéré dans le cadre de ce qu’il convient d’appeler l’affaire Mebe Ngo’o. Diplômé de la Sorbonne et en service à la Scb depuis 1984, soit 35 ans, le parcours du natif d’Eves par Ma’an dans le département de la Vallée du Ntem est assez évocateur. L’homme a en effet gravi plusieurs marches à la Scb où il a exercé tour à tour tous les métiers jusqu’aux fonctions de Dga en septembre 2012.

A en croire plusieurs observateurs, c’est la première fois que le président de la République nomme un cadre maison, pour représenter les intérêts de l’Etat du Cameroun à ce niveau. Mais curieusement, c’est ce haut cadre de banque qui est renvoyé depuis le 26 aout 2020 au Tcs pour répondre des motifs de complicité de détournement de deniers publics dans le cadre de la passation et l’exécution des marchés spéciaux, d’habillement et d’équipement pour 19 milliards ; de complicité de blanchiment aggravé de capitaux par la facilitation d’ouvertures de comptes localement et à l’étranger et divers montages financiers permettant l’acquisition de 53 immeubles, véhicules et engins divers.

Seulement, des sources proches de l’entourage du banquier nous apprenons que dans le rapport C de l’Anif à l’origine de la mise en mouvement de l’action du ministère public, le nom de Victor Emmanuel Menye n’apparaissait nulle part. A en croire nos mêmes sources, alors que des mesures restrictives ont été prises le 31 janvier 2019 contre les co-accusés interdit de sortie du territoire et de blocage des comptes, Victor Emmanuel Menye n’est en rien concerné. Et la preuve ? C’est en toute sérénité que le banquier s’est rendu au Conseil d’administration de la Scb tenu le 8 février 2019 au Maroc. Convoqué contre toute attente au Tcs le 18 février comme témoin, cela ne l’empêche pas de se rendre à une réunion de la Cobac le 25 février à Libreville.

La première question qui vient à l’esprit de nombreux observateurs est la suivante : comment ce banquier qui avait des visas en vigueur pour la France et au Maroc serait rentré au Cameroun s’il avait quelque chose à se reprocher ? Toujours est-il que le 5 mars 2019, il est à nouveau convoqué au Tcs où il est gardé à vue. Les choses iront très vite par la suite puisque le 8 mars 2019, le juge d’instruction Jean Betea lui décerne un mandat de détention provisoire pour une durée de 6 mois.

*La suite en kiosque ce lundi

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici