Cameroun – Affaire Mebe Ngo’o : Que fait un civil dans les marchés du Mindef ?

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Un civil intervient-il dans la procédure d’octroi et de paiement des marchés publics au ministère de la Défense ? Voilà la question qui taraude l’esprit de ceux qui se demandent ce que fait Victor Menye dans l’affaire des détournements des fonds publics par l’ancien Mindef.

Par La Nouvelle

« Que fait Victor Menye ici au tribunal ? » Pour les seules fois qu’il a pris la parole lors des dernières audiences au Tcs, Edgard Alain Mebe Ngo’o n’a pas un seul instant hésité à laisser transparaître à la fois son étonnement et son agacement en voyant ce civil qui ne fait pas partie des effectifs du ministère de la Défense et n’a par conséquent joué aucun rôle dans le cadre de la passation, l’attribution et la réception des marchés publics du Mindef, se retrouver mêler à une affaire de détournement de fonds publics. En fait, comment comprendre facilement cette non-implication de Victor Menye dans le dossier de l’ancien Mindef, alors que tout le monde présente ce banquier comme un proche d’Edgard Alain Mebe Ngo’o ?

A la réalité, selon nos sources, et de l’avis de nombreux experts, dans la chaîne de la dépense publique en ce qui concerne le ministère de la Défense, il est impossible que dans les marchés supposés surfacturés ou fictifs, un banquier, à l’instar de Victor Menye, puisse intervenir de quelque façon que ce soit. Ce qui est établi à travers les documents versés par le ministère public à la dernière audience. A savoir que le nom de Victor Menye n’apparaît à aucun niveau. Bien plus, tous ces marchés aujourd’hui au centre de la controverse ont été payés par le ministère des Finances. Et non par la Scb, banque à la tête de laquelle Victor Menye exerçait comme Dg adjoint depuis le 7 septembre 2012. Ce qui étonne davantage, c’est que pendant les 18 mois qu’ont duré les enquêtes au niveau du juge d’instruction, ce banquier n’a aucunement été interrogé sur cette prétendue implication sur les marchés publics et autres accusations qui l’ont renvoyé devant le tribunal. Ce d’autant plus que le moindre document et la moindre preuve qui l’accable n’ont jamais été présentés à quelque niveau que ce soit. Ce qui est pourtant constant, c’est qu’au cours des deux jours d’audience durant lesquels le ministère public aura récemment présenté des documents comme preuves de détournement et complicités de détournement à travers les surfacturations et des marchés fictifs, les avocats des accusés auront toutefois fait deux constats : certains signataires des documents pré…

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