Cameroun : 5000 carats de diamant produits en 2019 dans les mines camerounaises

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Le défi à relever par l’instance nationale en charge de l’implémentation du Processus de Kimberley reste la formalisation des artisans.

Au 12 novembre dernier, la production nationale de diamants bruts est de l’ordre de 5000 carats, pour le compte de l’année en cours, contre 1791,37 carats de diamants produits en 2018. Soit une hausse de la production de l’ordre de 3208,63 carats. Les informations fournies par le secrétariat national permanent du Processus de Kimberley indiquent que cette production provient de 46 zones d’exploitation cartographiées. Le volume de cette production pourrait être plus conséquent car, sur le terrain, on pourrait avoir 1000 à 1500 chantiers minimum.

Pour maîtriser la production et sortir les artisans de l’informel, le secrétariat national permanent du Processus de Kimberley mise sur une cartographie détaillée des sites. Le secrétaire national permanent du Processus de Kimberley, Daniel Mackaire Eloung Nna, indique que des activités de cartographie, de sensibilisation et de formation sont en cours. « Nous avons déjà obtenu l’accord du ministère des Marchés publics pour les réaliser. Les activités ont déjà été budgétisées. Nous n’attendons plus que les financements y afférents afin de nous mouvoir

sur le terrain », ajoute-t-il.

D’après un rapport d’Amnesty International publié en 2015 et intitulé « Violations en chaîne : la chaîne d’approvisionnement mondiale en diamants et le cas de la République centrafricaine », le Cameroun compte à peu près 20 000 mineurs artisanaux et dispose de capacités de contrôle limitées. Une situation qui ne lui permet pas de garantir à 100% la provenance de chaque diamant.

Malgré l’importance de cette production, la dynamique des exportations n’a pas suivi, en raison notamment des difficultés financières. « Les ressources sont en stock auprès des bureaux d’achat et des collecteurs. Il est donc important de mener des descentes de sensibilisation sur le terrain pour mettre sur une même plateforme producteurs, collecteurs et acheteurs, afin d’écouler les stocks et les suivre pour pouvoir les tracer et garantir que les ventes rentrent effectivement dans les caisses de l’Etat et profitent aux producteurs », affirme M. Eloung Nna.

Source : Business Today

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