Cameroun : 44.000 employés vont perdre leurs postes dans les banques

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La crise est profonde et pousse les sociétés financières à s’interroger sur leur modèle, à cause des taux d’intérêt bas et des tensions politico-commerciales.

Source : L’Economie

Plus de dix ans après la crise financière de 2008, le secteur bancaire vit à nouveau des heures difficiles. Depuis le début de l’année 2019, au moins dix banques européennes ont annoncé  la suppression de nombreux postes, plus de 44 000 pertes d’emploi sont évoquées à  l’horizon 2022. Cette crise dans la plupart des cas est occasionnée par des tensions politico- commerciales ainsi que par des transformations digitales au sein des banques entrainant ainsi de nombreux changements.

Société Générale réduira 3 450 postes

Face donc au virage numérique et à la baisse de la fréquentation des agences, Société Générale avait été l’une des premières banques en 2015 à annoncer la refonte de son réseau détail en France. Ainsi, le Groupe français a précisé vendredi 20 septembre 2019 que plus de

2000 emplois allaient être supprimés à travers le monde. Ces suppressions s’ajoutent aux 1600 suppressions dans la banque de financement et d’investissement principalement, annoncées en avril 2019. Entre 2016 et 2020, Société Générale, qui emploie plus de 147 000 personnes, a programmé la suppression de 3 450 postes.

3,3 milliards d’euros d’économies d’ici 2020

Fin août 2019, BNP Paribas avait déjà confirmé la réduction de « 446 à 546 postes en trois ans » chez BNP Paribas Securities Services, sa filiale de conservation de titres. En mars, BNP Paribas Fortis, filiale belge du groupe, avait confirmé réduire de 40% son nombre d’agences et supprimer quelque 2200 emplois d’ici trois ans. En Italie, la banque a lancé un plan de départs anticipés à la retraite, réduisant ses effectifs de 1 500 postes à horizon 2021. Le

groupe entend économiser 3,3 milliards d’euros à horizon 2020.

Commerzbank : fermeture de 200 agences

En crise depuis plusieurs années, la deuxième banque allemande a tout comme Société Générale annoncé vendredi la suppression de 4300 emplois dans le monde et de 200  agences sur 1000 dans le cadre d’un nouveau plan stratégique. En 2016, elle annonçait déjà un plan de réduction de 9.600 postes à l’horizon 2020 qui a déjà été bouclé. Elle compte créer cependant par ailleurs 2000 emplois dans des « secteurs stratégiques ». Elle souhaite réduire sa base de coûts de 600 millions d’euros d’ici 2023 relativement à cette année.

Dans le même temps, Deutsche Bank, qui a fait l’objet de nombreuses rumeurs de fusion  depuis la crise financière de 2008, a quant à elle décidé en juillet 2019 de supprimer pas moins de 18 000 emplois d’ici 2022, après avoir déjà supprimé 6 000 postes l’an passé.

La première banque allemande compte désormais se concentrer sur l’Europe et l’Allemagne dans la banque de détail et des entreprises, dans ce plan considéré comme celui de la dernière chance.

La banque régionale allemande HSH Nordbank compte quant à elle supprimer 700 emplois sur un total de 1.700, une mesure intervenant peu de temps après son rachat par des investisseurs privés.

HSBC touché par la guerre commerciale

L’Angleterre n’est pas épargnée de la crise. Le géant britannique, qui a réalisé un bénéfice net de 8,5 milliards de dollars au premier semestre, dit devoir faire face à de nombreux défis. Notamment la guerre commerciale, le Brexit et la baisse des taux. Afin de maîtriser

ses coûts dans un environnement de marché difficile, le géant britannique HSBC avait annoncé, le 5 août 2019, une réduction de 2 % de ses effectifs dans le monde, soit la suppression d’environ 4 000 emplois.

Du coté de Barclays, la banque a indiqué avoir supprimé 3 000 postes lors du deuxième trimestre 2019 et vouloir augmenter la réduction de ses coûts. Outre ces pays, en Espagne, Santander a annoncé en juin la suppression de 10% de ses effectifs en Espagne, soit 3.200 emplois. Cette restructuration est la conséquence de l’absorption en 2017 de sa rivale Banco Popular. CaixaBank, troisième banque du pays a négocié avec les syndicats un plan de  départs volontaires prévoyant la suppression de plus de 2 000 postes d’ici à la fin 2020.

En Belgique, Le bancassureur KBC compte lui supprimer 1400 emplois en Belgique d’ici à 2022 afin d’améliorer son «efficacité opérationnelle».

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