Cameroun – 10.000 logements sociaux de Mbankomo : Paul Biya désavoue Ketcha Courtès

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Après avoir été subtilement écartée du projet de construction de 10 000 logements sociaux à Yaoundé et ses environs par la société italienne Pizzarotti, le ministre de l’Habitat et du Développement urbain, Célestine Ketcha Courtès, vient d’être désavouée par le chef de l’Etat. Il revient dorénavant à la Société immobilière du Cameroun (Sic) de piloter cet important projet. Mais alors comment en est-on arrivé-là ? Enquête.

Par La Nouvelle

La question mérite d’être posée au moment où le chef de l’Etat vient de décider de confier la maîtrise d’ouvrage du projet de construction de 10 000 logements à la Société immobilière du Cameroun (Sic). Un cinglant désaveu qui démontre aux yeux de nombreux observateurs que Célestine Ketcha Courtès n’est pas à sa place. Afin d’avoir le son de cloche du Minhdu par rapport à tout ce qui se dit après cette « gifle » présidentielle, nous lui avons adressé, le 28 avril dernier, un petit protocole resté sans réponse. Si la reine mère ne daigne pas répondre aux injonctions de sa hiérarchie gouvernementale, combien de fois aux « petits journalistes ? »

Le petit questionnaire proposé au Minhdu était le suivant : « Excellence, le projet de construction de 10 000 logements sociaux à Mbankomo décidé par le président de la République et dont la réalisation a été confiée à l’entreprise italienne Pizzarotti Cspa connait beaucoup de blocages au niveau du Minhdu. Cela serait-il à l’origine de ce qui s’apparente déjà à un désaveu d’un du Pm et de deux du chef de l’Etat ? Lorsque le Pm vous instruit de remettre tout ce dossier à ses services, pourquoi ne l’avez-vous pas fait promptement ? Auriez-vous à un moment pensé à solliciter un arbitrage du chef de l’Etat comme il se murmure dans votre très proche entourage qui aurait fini par vous convaincre que c’était plutôt une démarche suicidaire ? (…)

Le 7 avril 2021, le ministre d’Etat secrétaire général de la présidence de la République écrit au Sg des services du Premier ministre en vue du recadrage institutionnel dudit projet. Et ce au bénéfice de la Société immobilière du Cameron (Sic). Ceci pourrait-il être interprété comme un cinglant désaveu ? » En guise de réponse à ce petit questionnaire quelques confrères sont plutôt montés au créneau pour chanter à la gloire du Minhdu. Le Pélican : « Autoroute Yaoundé-Nsimalen section rase campagne : la fin des travaux en novembre » ; Le Quotidien : « Le Minhdu s’engage à lever tous les points d’étranglement à Yaoundé » ; Le Pélican : « Ordre national des architectes du Cameroun : Célestine Ketcha Courtès : l’apôtre de la paix » ; Perspectives Hebdo : « Autoroute Yaoundé-Nsimalen section rase campagne : vers l’achèvement des travaux mi-novembre » ; Le Soir : « Chantiers urbains : Le Minhdu déverrouille les blocages qui freinent les travaux à Yaoundé » ; Panels Hebdo : « Leadership féminin : Célestine Ketcha Courtès, un modèle de réussite » etc.. Attendons cette semaine en guise de réplique, « ces hiboux qui sifflent sur la tête de Célestine Ketcha Courtès ». Ne riez surtout pas. Dans son dossier de la semaine, votre journal fait un zoom sur celle qui marque son passage dans le gouvernement par l’esbroufe et les querelles de chiffonniers avec le Dg.

Le moins que l’on puisse dire c’est que le projet de construction de 10 000 logements sociaux et des équipements sociaux à Yaoundé et ses environs et dont la réalisation a été confiée à l’entreprise italienne Pizzarotti tient à cœur le chef de l’Etat. Seulement force est de constater que la situation de blocage dans laquelle il se trouve depuis janvier 2019 est plus que préoccupante. En effet et à en croire nos sources généralement très bien informées, suite aux très hautes instructions du président Paul Biya à la veille de la visite du président italien Sergio Materella à Yaoundé, en mars 2016, les fondements juridiques et contractuels de cet important projet avaient bel et bien commencé à être mis en place.

Et ce, selon une rigueur temporelle particulière, révélatrice du grand intérêt qu’accordait alors le chef de l’Etat à cet important projet. Et la preuve de ce grand intérêt du président Paul Biya ? Le contrat commercial est signé le 17 mars 2016, suivi immédiatement de la signature, le 1er mars 2017, de 2 conventions de financement et enfin la signature du marché public d’exécution de la phase I du projet inter…

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