Biodiversité et services : Le Cameroun poursuit l’inventaire de ses ressources

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Une soixantaine de personnes sont en conclave à Mbankomo à l’effet de trouver des solutions efficaces à travers des messages clés forts qui facilitent la prise de décision avisée au gouvernement en matière de lutte contre la dégradation de la biodiversité.

Les efforts du Cameroun en matière de conservation de sa biodiversité portent-ils des fruits ? La question a été posée à l’équipe de recherche sur l’état de la biodiversité, la première étude du genre conduite par la Plateforme Nationale de l’Interface Science-Politique pour la Biodiversité et les Services Ecosystémiques (PN-SPBES), créée en 2017 chargée de valider toutes les études relatives à la biodiversité. Le projet est exécuté au Cameroun par le Réseau pour l’environnement et le développement durable en Afrique centrale (NESDA CA), une Ong de gouvernance nationale, travaillant sous la supervision du ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement durable (Minepded).

Après une première évaluation en 2021,l’équipe nationale de l’évaluation BES présente depuis hier mercredi 26 janvier 2022 à Mbankomo, le draft révisé qui intègre des observations de forme et de fond ainsi que d’autres préoccupations soulevées pendant l’atelier du 26 au 28 Janvier 2021 sur financement du projet Biodev2030 de WWF-Cameroun. Dont le Ministre a salué « l’engagement technique et financier non seulement dans le cadre de cette étude mais surtout dans l’atteinte des objectifs poursuivis par le Cameroun dans le cadre de la préservation de la biodiversité », a souligné avec emphase Helé Pierre dans son allocution d’ouverture des travaux de l’atelier de validation de l’évaluation nationale de la biodiversité et des services écosystémiques au Cameroun.

Soutenir la prise de décision

L’objectif est de permettre l’examen et la validation finale de l’évaluation nationale de la biodiversité et des services écosystémiques et les messages clés du SPM par la Plateforme Nationale de l’Interface Science-Politique pour la Biodiversité et les Services Ecosystémiques. Pour le Pnud, le Cameroun pourrait utiliser ces évaluations intégrées dans le cadre de la mise en œuvre de la SND 2030. « La biodiversité avec ses services, occupe une place centrale dans le bien-être des populations, le développement et la recherche.

En effet, beaucoup de produits de la biodiversité sont utilisés par les industries pharmaceutiques, etc. C’est la raison pour laquelle, nous sommes au niveau du système des Nations Unies intéressé pour comprendre quels sont les moteurs de la perte de la biodiversité, de ses valeurs, de ses services », explique Dr. Zeh-Nlo du Pnud. Alors que d’après le WWF, la biodiversité est le socle du développement, « La perte de la biodiversité et des services écosystémiques constitue une menace mondiale pour le bien-être humain. Les mesures de réponse politique visant à protéger cette vitale et les services qu’elle offre restent insuffisantes, faute entre autre des connaissances scientifiques », a relevé Hélé Pierre.

Cette activité est soutenue par le Centre mondial de conservation et de surveillance – Programme des Nations Unies pour l’Environnement (WCMC-UNEP) avec les fonds IKI (International Climate Initiative), qui aident plusieurs pays pilotes, dont le Cameroun, à réaliser des évaluations nationales du BES dans le cadre du projet mondial intitulé « Soutenir la prise de décision et le renforcement des capacités grâce aux évaluations des écosystèmes nationaux » (« Global Support »).

Source : Le Messager

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