Affaire J. Remy Ngono : Me Timbane Bomo accable Jean Lambert Nang

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L’avocat au Barreau de Paris, partisan de l’opposant Maurice Kamto, s’invite à la querelle entre les deux journalistes, distribuant les bons points à l’ancien chef de chaîne de la radio Tiemeni Siantou.

Il y a quelques jours sur Facebook, Jean Lambert Nang, ancien journaliste vedette de la CRTV-télé, avait affirmé que J. Remy Ngono, ancien star de la radio au Cameroun, qui a dirigé la radio Tiemeni Siantou, n’était pas un journaliste parce qu’il n’avait pas de diplôme dans le domaine. L’intéressé a rétorqué en rappelant à son contempteur qu’il jouit aujourd’hui d’une plus grande notoriété.

C’est dans cette querelle de journalistes que Me Christian Timbane Bomo s’invite. L’avocat au Barreau de Paris s’en prend à Nang dans un texte publié le 27 avril 2020 sur les réseaux sociaux.

«Désolé Monsieur Jean Lambert Nang, vous n’avez pas la culture de JP Remy Ngono… Faudrait-aussi, vous rappeler qu’il est bel et bien journaliste. Pour preuve, il est détenteur d’une carte de presse française dont quelques 35.000 personnes en sont titulaires dans toute la France. Il faut le faire !», écrit-il.

L’homme de loi, partisan de l’opposant Maurice Kamto, dénonce le culte de la diplomite et cite des noms de célèbres journalistes français qui n’ont jamais obtenu de diplômes dans ce domaine. «Ce culte de la diplômite devient ridicule au Cameroun. La mesure de toute société intelligente, ce sont les idées, les postures, les positions et les expériences», argumente Me Timbane Bomo. Comme on pouvait s’y attendre, Jean Lambert Nang a réagi, toujours sur Facebook, en partageant la publication d’un internaute qui répond à l’avocat.

Voici le texte de Me Timbane Bomo:

« LE FAUX CULTE DES DIPLÔMES AU CAMEROUN: LE CAS DE MONSIEUR JEAN- LAMBERT NANG.

Désolé Monsieur Jean Lambert Nang, vous n’avez pas la culture de JP REMY NGONO. Il est, et tous les camerounais le savent, y compris vous-même, plus talentueux que vous. Faudrait-aussi, vous rappeler qu’il est bel et bien JOURNALISTE. Pour preuve, il est détenteur d’une carte de presse française dont quelques 35.000 personnes en sont titulaires dans toute la France. Il faut le faire ! Car en France, on devient aussi journaliste par une évaluation des acquis à la suite d’un parcours professionnel jugé éloquent, riche et digne.

C’est d’ailleurs le mode d’accès le plus difficile à la profession de journaliste. JP Remy Ngono n’a pas attendu d’être diplômé pour être reconnu au Cameroun comme le plus grand professionnel de l’investigation journalistique. SI jeune, il s’est affirmé, laissant des marques indélébiles dans l’opinion publique. Alors qu’il a quitté ce pays depuis de longues années, on en parle toujours comme si c’était hier.

Aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre d’années, devrait-on dire au vu de la précocité de ce rubis. Arrêtez avec votre complexe, vous ne pouvez pas travailler dans une chaîne de télévision sérieuse en occident, parce que vous avez simplement un diplôme d’une école de journalisme, il faut et surtout, être doué. Le diplôme de journalisme, ne fait pas le journaliste en occident.

A l’époque, au début de la CRTV, les Camerounais n’avaient pas des éléments de comparaison pour vous jauger. Mais avec du recul, vous n’étiez pas si extraordinaire que ça, comme nous le crûmes dans ces moments de naïveté. Revenez un peu, ne serait-ce que dans une chaîne de télévision privée, vous vous en rendrez bien compte que vous êtes moyen. JP Remy Ngono est connu et respecté par des centaines de millions d’africains et occidentaux parce qu’il a de la fibre. Allez sur ses pages Facebook et sur son site coups francs pour vous en rendre compte.

Il est comme ces petits surdoués du ballon rond sans diplôme, issus des quartiers malfamés de Yaoundé, Douala, Rio de Janeiro…, mais préférés à ces autres petits surdiplômés, assidus des plus grandes écoles de football. Il est comme ces mythiques confrères Michel Drucker, Michel Denisot, Jean-Pierre Foucault, Philippe Bouvard, Alain Chabat, Stephen Rosenberg, Karine le Marchant, Elise Lucet, sans diplôme de journaliste et parfois sans baccalauréat. Dites-nous, cher Jean Lambert Nang, avec votre diplôme de l’ESSTIC, à quel de ces journalistes, pouvez- vous, vous comparer?

Ce culte de la diplomite devient ridicule au Cameroun. La mesure de toute société intelligente, ce sont les idées, les postures, les positions et les expériences. Ci-après, la réaction de Jean Lambert Nang: Un certain Christian Ntimbane Bomo a reçu cette gentille claque en pleine patate en voulant jouer les avocats du diable.

Je suis de passage…

«Si la fonction d’avocat n’était pas consacrée par un profil de formation, donc, d’un diplôme ouvrant la voie au stage sur la base d’un concours national rigoureux à passer, il y’a longtemps que je me serais déjà proclamé avocat au barreau de… Me, avec toutes les considérations qu’on vous doit pour ce que vous représentez dans votre corporation, pourquoi vous voulez tromper les incapables? Le journalisme est un métier aussi louable que l’avocature.

De grâce, JLN n’a parlé que du métier pour lequel il a été formé et lequel il professe depuis toujours. Maintenant, si JPRN qui est assez cultivé et assez doué (la culture étant générale, donc y compris de votre profession), répond au profil de votre métier à vous, commencez par l’admettre en stage dans votre cabinet et ensuite, lancez-le sur le marché de la clientèle. Nos étiquetages politiques ne doivent pas nous aveugler au point de confondre le noir avec le blanc et d’ameuter la troupe.»

Pris sur Cameroun-info

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