Accords coloniaux : Le Cameroun ne reconduit pas le pacte avec la France

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Sans faste ni pompe ! Avec beaucoup de tact, le président Biya a évité de reconduire les accords coloniaux imposés au Cameroun par la France, à l’aube de l’indépendance, comme le prix à payer pour cette volonté d’émancipation de sa tutelle. Elle voulait ainsi s’assurer la pérennité de son exploitation de nos biens et nous-mêmes. Mal lui en a pris. Car, comme qui dirait, à malin, malin et demi. Le président Paul Biya a déjoué tous les pièges tendus par le colon. Le 1er juillet est donc jour du jubilé. Ne devons-nous pas pour cela célébrer le sage d’Etoudi ?

Par La Nouvelle

Le septennat qui vient de commencer devrait être décisif pour notre pays. Il pourrait même être l’un des moments les plus importants de notre Histoire depuis notre indépendance ». Combien parmi nous avons perçu le sens profond de ces mots prononcés par Paul Biya, à l’orée du septennat en cours, dans l’un de ses traditionnels discours à la nation ? Un texte laconique qui sonnait comme une prémonition de la deuxième indépendance du Cameroun dont il possédait seul la stratégie. Quiconque a lu Aimé Césaire, le poète martiniquais, dans « La tragédie

du roi Christophe » comprend mieux la portée de la présente contribution.

Elle revient sur ce qu’il est souvent appelé « la solitude du chef ». Incompris, solitaire et visionnaire. Oui, Paul Biya a été tout cela, quoique côtoyant souvent la multitude, mais obligé de garder secret son projet le plus profond, à savoir, libérer ses compatriotes du joug strangulant des accords légués par la colonisation. Car, il faut le reconnaitre, le président

Paul Biya a connu la trahison. A l’international, Paul Biya a été trahi par ses pairs. Après la dévaluation du Fcfa survenue en décembre 1993 et dont l’impact a frappé nos pays de plein fouet, Biya profite d’une rencontre au sommet pour, à son initiative, conspirer avec ses homologues sénégalais et gabonais, Abdou Diouf et Omar Bongo, contre le martyr que nous faisait souffrir la France. Des chefs d’Etat de pays ayant un sort similaire au sien.

L’on ne sait lequel des deux fuita la conjuration. Toujours est-il que pour le châtier de son outrecuidance, Jacques Chirac, le président français de l’époque décida d’embarrasser le chef d’Etat camerounais en favorisant un réajustement salarial au Gabon et d’autres projets bienfaisants au Sénégal. En vue de provoquer la révolte des citoyens camerounais. Plus tard, on put soupçonner la France de soutenir les exactions de la secte islamiste Boko Haram.

L’on n’en a pour preuve, selon nos sources, que la brumeuse affaire Moulin-Fournier, prétendument enlevé par des islamistes et porté disparu pendant belle lurette avec sa famille. En plein désert ! Pourtant, toujours selon nos sources, ledit Moulin-Fournier n’était autre qu’un officier de l’armée française. Faites donc le lien. L’on sait par ailleurs que des chars français ont été récupérés des mains de quelques éléments de Boko Haram neutralisés par nos forces de défense. Comment faire pour ne pas y percevoir une manœuvre de la France ? Et lorsque la France vit courir les jours vers l’échéance probable des accords coloniaux, elle voulut mettre la pression sur le vieux sage d’Etoudi pour le contraindre à les reconduire.

Du coup, tout fut mis à contribution : du soutien des factions rebelles séparatistes du Nord-Ouest et Sud-Ouest au soutien des agitateurs politiques ; des propos vénéneux aux tentatives de soulèvements populaires. Sinon, expliquez-moi les textes d’un certain Jean Yves le Drian et/ou les émotions vives calculées et feintes de l’ambassadeur de France en poste au Cameroun.

En interne, Biya fut trahi. Par les siens. Prévaricateurs, détourneurs de deniers publics, le fragilisant de pouvoir appliquer jamais sa politique de rigueur et moralisation. Mais tel un sage, Biya s’est situé au-dessus de la mêlée se présentant comme le président de tous les Camerounais et non d’une ou 2 régions. Il fut trahi par ses collaborateurs au sommet de l’Etat : cupides, avides d’argent et de pouvoir, se compromettant donc ici et là. Certains autres sous l’instigation de la France toujours ou espérant un soutien multiforme de cette dernière ont argué de la gérontocratie au … La Suite aux kiosques

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